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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 23:35
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Union de prières.

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 20:30


Monseigneur Fellay qui trahira la cause de Msg Lefebvre quelques années apres ces déclarations:
http://www.gloria.tv/?media=45594

A lire aussi:
http://fr.gloria.tv/?media=45259

Sédévacantiste: aujourd'hui le seul moyen pour rester Catholique
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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 12:13
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POUR OBTENIR UNE BONNE MORT




-Prosterné devant vous, je viens vous demander, mon Dieu, la grâce d'une bonne mort. Je reconnais n'avoir pas été fidèle en toute choses et de vous avoir souvent offensé, mais je vous en demande sincèrement pardon, car je vous aime de toute l'étendue de mon âme et de toutes les affections de mon coeur.

Pardonnez-moi Seigneur, et ayez pour agréable le peu de bien que vous m'avez aidé à faire. Je me repens de mes fautes, et je les déteste par le seul motif de votre infinie bonté. Je pardonne de tout mon coeur à ceux qui ont pu m'offenser.

Je crois, mon Dieu, tout ce que vous avez révélé à votre Église. J'espère en vous, et je crois en vos promesses et sur vos mérites infinis. Je vous remercie de toutes les grâces que vous m'avez faites en cette vie, et surtout de ce que vous me donnez le moyen de me préparer à la mort.

Vierge Sainte, Mère de Dieu et des hommes, Anges du ciel, fidèle gardien de mon âme, Saints protecteurs qui avez si souvent présenté, en mon nom, mes prières à Notre Seigneur Jésus-Christ, ne m'abandonnez pas à l'heure de ma mort. Ainsi soit-il.



(Après avoir dit dix Ave maria, adressez cette prière à la Sainte Vierge Marie) :

« O Reine du Ciel, recevez, je vous prie, cette couronne du rosaire, et réservez-moi une sainte et bonne mort, afin que, sortant de ce malheureux monde, je puisse jouir de la vision bienheureuse de votre Fils, avec vous et la compagnie de tous les saints et bienheureux. Ainsi soit-il ».




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TRIPLE OFFRANDE A LA TRÈS-SAINTE TRINITÉ
POUR OBTENIR UNE BONNE MORT   


Nous offrons à la Très-Sainte Trinité les mérites de Jésus-Christ, en actions de grâces de la sueur du Précieux Sang qu'elle répandit pour nous au jardin des Olives; et par ces mêmes mérites nous supplions sa divine Majesté de nous pardonner nos péchés. Réciter un Pater Noster, un Ave Maria, et un Gloria Patri. 
Nous offrons à la Très-Sainte Trinité les mérites de Jésus-Christ, en actions de grâces de la précieuse mort qu'il endura pour nous sur la croix; et par ces mêmes mérites nous supplions sa divine Majesté de nous remettre les peines dues à nos péchés
.

Réciter un Pater Noster, un Ave Maria, et un Gloria Patri. 

Nous offrons à la Très-Sainte Trinité les mérites de Jésus-Christ, en actions de grâces de l'ineffable charité par laquelle il descendit du ciel en terre, pour prendre notre chair, souffrir et mourir pour nous en croix; et par ces mêmes mérites nous supplions sa divine Majesté de conduire nos âmes, après notre mort, à la céleste gloire.

Réciter un Pater Noster, un Ave Maria, et un Gloria Patri. 

Ô Jésus, adorant votre dernier soupir, je vous prie de recevoir le mien. Ignorant actuellement si j'aurai le libre usage de mon intelligence quand je quitterai ce monde, je vous offre dès maintenant mon agonie et toutes les douleurs de mon trépas.
Vous êtes mon Père et mon Sauveur : je remets mon âme entre vos mains.
Je désire que mon dernier moment soit uni à celui de votre mort, et que le dernier battement de mon coeur soit un acte de pur amour pour vous.
Ainsi soit-il. 




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PRIÈRES POUR ÊTRE PRÉSERVÉ D'UNE MORT SUBITE 

-Sainte Vierge, obtenez-moi, par votre Perpétuel Secours, de conserver ma présence d'esprit jusqu'à mes derniers moments pour souffrir avec mérite en union des douleurs de Jésus-Christ, si telle est sa volonté. 
Obtenez-moi la grâce de me préparer dès maintenant à une bonne mort, car je ne connais ni jour ni l'heure où Dieu décidera de me rappeler à Lui.
Je suis pécheur et je ne suis pas digne de comparaître dans cet état devant votre Fils; aussi, je vous demande de me protéger d'une mort subite qui me jetterait sans préparation aux pieds du Souverain Juge. 
Donnez-moi le temps de me préparer à fortifier mon âme, et d'expier tous mes péchés.
Aidez-moi à croître chaque jour dans l'amour de Notre Seigneur Jésus-Christ, et intercédez pour moi afin qu'après un entier sacrifice de ma vie, je meure en prononçant avec confiance les saints Noms de « Jésus, Marie, Joseph. » 
Et, quand je ne serai plus de ce monde, Ô ma Mère, daignez inspirer à beaucoup d'âmes la pensée charitable de prier pour moi, afin que j'aille bientôt au Paradis chanter vos miséricordes et contempler Jésus, et prier dans l'éternité de sa gloire, jusqu'à la fin des temps. 
O Sainte Vierge, ma Mère du Ciel, obtenez-moi enfin la grâce de vous faire cette prière chaque jour de ma vie.

-O Mère du Perpétuel Secours, Refuge des pécheurs, Espérance des agonisants, daignez m'assister tout le long de ma vie, et surtout à l'heure de ma mort. Procurez à mon âme, quand elle devra quitter son corps, une contrition parfaite, un désir sincère de glorifier le Seigneur et de mourir comme une victime de son amour par son adorable volonté.
Ainsi soit-il.

-Jésus, Marie, Joseph, je vous donne mon coeur, mon esprit et ma vie.
Jésus, Marie, Joseph, assistez-moi dans ma dernière agonie.
Jésus, Marie, Joseph, faites que je meure paisiblement en votre sainte compagnie.




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ACTE D'ACCEPTATION DE LA MORT

  -Ô Dieu, qui par amour m'avez donné la vie, gardez mon âme pure afin de vous louer un jour au ciel. Par acte d'amour sincère pour vous, je prends la résolution d'accepter de vos mains, avec sérénité et résignation, le genre de mort qu'il vous plaira de m'envoyer.
J'en accepte les angoisses, les peines, les tourments, et vous offre mes souffrances pour la conversion des pécheurs.
Ainsi soit-il.


-Faites, Seigneur Jésus, que nous persévérions dans l'imitation des exemples de votre Sainte Famille, afin qu'à l'heure de notre mort, la glorieuse Vierge, votre Mère, vienne à notre rencontre avec le bienheureux Joseph et que nous soyons trouvés dignes d'être reçus par vous dans les tabernacles éternels.
Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.


Merci a Monique du forum Te Deum
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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 17:13
La rédaction de Blog Catholique vous souhaite a tous une excellente  Année 2010.
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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 21:02
RAPPEL:

  Mercredi 23 décembre 2009 (pour la France, le 24 décembre pour les autres), vigile de Noel, jeune et abstinence.



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  • Catéchisme de Saint Pie X:Le second précepte de l’Eglise.  

Que nous ordonne le second précepte de l’Eglise par les mots : Jeûner aux jours commandés ?   

Le second précepte de l’Eglise par les mots : Jeûner aux jours commandés nous ordonne de jeûner : 
1 pendant le Carême ;  
2 à certains jours de l’Avent, là où le jeûne est prescrit ;  
3 aux quatre-temps ; 
4 à certaines vigiles.  

En quoi consiste le jeûne ? 
  Le jeûne consiste à ne faire qu’un seul repas par jour et à s’abstenir des aliments défendus.  

Aux jours de jeûne, peut-on faire le soir une petite collation ?  
Par une condescendance de l’Eglise on peut, les jours de jeûne, faire le soir une petite collation.  

A quoi sert le jeûne ?  
Le jeûne sert à mieux nous préparer à la prière, à faire pénitence des péchés commis, et à nous préserver d’en commettre de nouveaux.  

Qui est obligé au jeûne ?  
Sont obligés au jeûne tous les chrétiens qui ont vingt et un ans accomplis, et qui ne sont ni dispensés ni excusés par un empêchement légitime.  

Ceux qui ne sont pas obligés au jeûne sont-ils absolument dispensés de toute mortification ?  
Ceux qui ne sont pas obligés au jeûne ne sont pas absolument dispensés de toute mortification, parce que nous sommes tous obligés à faire pénitence.

Dans quel but a été institué le jeûne des vigiles ?  
Le jeûne des vigiles a été institué pour nous préparer à célébrer saintement les fêtes principales.

Pour en savoir plus :
http://foicatholique.cultureforum.net/questions-reponses-f20/jeune-et-abstinence-t2086.htm
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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 14:06



Père Joseph-Marie:
Sermon pour le 4ème dimanche de l’Avent (21 déc. 2008) : Le Seigneur est proche.

D'autres sermons au prieuré de Bethléem:
http://prieure2bethleem.free.fr/?page_id=97
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 22:49
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 12:22


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O Immaculée, reine du ciel et de la terre, refuge des pécheurs et notre mère tout amour, à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la miséricorde, moi N N , indigne pécheur, je me prosterne à vos pieds et vous implore humblement :

daignez me prendre tout entier et totalement comme votre chose et votre propriété, et faire tout ce que vous voulez de moi, de toutes les facultés de mon âme et de mon corps, de toute ma vie, de ma mort et de mon éternité.

Si tel est votre bon plaisir, disposez de moi tout entier et totalement dans cette œuvre où doit s’accomplir ce qui a été dit de vous : « Celle-ci t’écrasera la tête » et « Vous seule avez détruit toutes les hérésies dans le monde entier », de telle sorte que je sois dans votre main immaculée et toute miséricordieuse un instrument qui puisse vous servir à éveiller en tant d’âmes égarées et tièdes la joie de vous connaître, à augmenter sans limite votre gloire et ainsi à étendre le plus possible le règne d’infinie douceur du Très Saint Cœur de Jésus.

En effet, là où vous entrez, vous obtenez la grâce de la conversion et de la sanctification, puisque c’est par vos mains que du Cœur Sacré de Jésus toutes les grâces parviennent jusqu’à nous.

            Accordez-moi de vous louer, Vierge Sainte.

            Donnez-moi la force contre vos ennemis.

 

du père Kolbe (16 octobre 1917)


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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 17:55
RAPPEL:

Mercredi(16 décembre), Vendredi(18 décembre) et Samedi(19 décembre) des quatre-temps d'hiver.

Jours de Jeune et d'abstinence.


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Et pourquoi donc?


La liturgie romaine connaît depuis très longtemps, à côté du cycle annuel, un cycle trimestriel, en ce sens que, dans chacune des quatre saisons de l'année, il y a une semaine particulièrement distinguée dite des Quatre-Temps. Trois jours de cette semaine, le mercredi, le vendredi et le samedi, sont fixés comme jours de jeûne et pourvus d'un formulaire propre, qui montre encore des traits antiques.

Il nous reste du pape saint Léon le Grand une série de sermons pour les Quatre-Temps. Le dimanche qui précède la semaine des Quatre-Temps, il parle de la signification de la pénitence et du jeûne, et il termine par cette invitation : « Nous jeûnerons donc le mercredi et le vendredi, quant au samedi nous veillerons tous ensemble près de saint Pierre ».

Nous savons par les Ordines romains que, dans le haut moyen âge, tous les trois jours avait lieu, comme introduction à l'office divin, une procession de pénitence (collecta), tout comme en certains jours du Carême. Dans la nuit du samedi au dimanche, il y avait une vigile complète. Aussi ces samedis s'appelaient-ils, dans les livres liturgiques du haut moyen âge, sabbatum in XII lectionibus. On lisait, comme à Pâques, douze péricopes spécialement choisies de la Sainte Écriture. Chacune se terminait par un chant responsorial et une oraison. Les six leçons que notre Missel comporte encore avant l'Évangile des samedis des Quatre-Temps, avec le Flectamus genua et l'oraison qui les suivent chaque fois, en sont un vestige. La messe dite après les lectures valait pour le dimanche. Dans certains des plus anciens manuscrits liturgiques, se trouve cette annotation : Dominica vacat, c'est-à-dire le dimanche n'a pas de messe propre. Toutefois, à partir du VII° siècle, un formulaire de messe fut généralement ajouté.

Les opinions diffèrent relativement à l'origine des Quatre-Temps. G. Morin a voulu y voir les jours de fête de la moisson de la Rome antique, qui avaient lieu trois fois par an : à l'époque de la semaille, à la moisson et à la vendange. Bien que les chrétiens se soient gardés d'accepter des formes du culte païen, ils ont pu conserver des époques de prières qu'ils avaient observées déjà lorsqu'ils étaient païens. En outre certains indices montrent que tout d'abord le christianisme a observé non pas quatre, mais trois semaines. À la place des Quatre-Temps de printemps, eut lieu, de bonne heure, la préparation à la fête de Pâques.

Toutefois l'influence de l'usage antique demeure pure conjecture. Peut-être S. Léon le Grand n'a-t-il pas tort de faire remonter les Quatre-Temps à une origine apostolique ; il semble même que le judaïsme antérieur au christianisme connaissait un usage analogue. Chez le prophète Zacharie (8, 19), il est question d'un « jeûne du quatrième, du cinquième, du septième et du dixième mois » et, dans les textes hébreux de la mer Morte, découverts en 1947, il est question de prières spéciales pour les trois (ou quatre) saisons.

Mais en tous les cas l'Église romaine a donné à cet usage une empreinte nouvelle. Nous pouvons distinguer trois éléments dans les Quatre-Temps : les Quatre-Temps étaient des semaines de recueillement spirituel revenant une fois tous les trimestres. Aussi, durant ces semaines, on jeûnait plus rigoureusement et au jeûne était jointe la prière. On devait aussi pratiquer avec une ferveur particulière les oeuvres de miséricorde et donner aux pauvres ce qu'on avait épargné par le jeûne.

Ensuite on voulut, aux Quatre-Temps, remercier Dieu pour la moisson ou demander la bénédiction divine sur les semailles. Les Quatre-Temps de la Pentecôte correspondaient à la moisson, ceux de l'automne à la vendange et ceux d'hiver à la récolte d'huile. On aimait à rappeler à cette occasion les paroles du psaume où il est question du froment, du vin et de l'huile (4, 8). De nombreuses peintures des catacombes montrent du reste combien les chrétiens de Rome vivaient avec la nature et avec les saisons.

Enfin, à partir du pape Gélase Ier, les vigiles des Quatre-Temps devinrent les jours de collation des ordres majeurs. Dans une ordonnance de 494, Gélase prit cette décision : Les prêtres et les diacres ne seraient plus ordonnés qu'au cours de la vigile nocturne du samedi de ces quatre semaines de jeûne et, en outre, au cours d'une semblable vigile de la semaine située au milieu du Carême [Note]. Ce sont les mêmes dates qui, avec la vigile pascale, sont encore prescrites aujourd'hui (canon 1006). Elles paraissaient particulièrement appropriées au but mentionné, parce que la semaine qui les précédait représentait la meilleure préparation pour les candidats à l'ordination comme pour le peuple. Une prescription du Capitulare ecclesiastici ordinis franco-romain (milieu du VIII° siècle) montre combien on attachait de valeur à cette relation de l'ordination avec la vigile : Si la semaine des Quatre-Temps au début du Carême ne tombe pas dans le mois de mars, il faut faire les ordinations plus tard, mais alors en observant le mercredi et le vendredi de la même manière et en lisant « 12 leçons le samedi » puis on ferait l'ordination. C'est, au fond, la même idée qui se trouve dans le canon 1001, prescrivant aux candidats aux ordres majeurs de se préparer durant six jours par une retraite à leur ordination. Seulement, autrefois, le peuple chrétien aussi devait participer à ces exercices spirituels préalables.

Les semaines des Quatre-Temps ont disparu, au cours des derniers siècles, de la pratique chrétienne, surtout là où le jeûne ne fut plus prescrit. À la fin du moyen âge, les jours des Quatre-Temps étaient encore comme des fêtes d'obligation, où l'on devait s'abstenir des oeuvres serviles. Les dimanches des Quatre-Temps étaient des jours consacrés au souvenir des défunts. Aujourd'hui encore il y a des paroisses, dans le Tyrol par exemple, où ces dimanches se distinguent par une réception presque générale des sacrements et par des prières spéciales pour les défunts. Et si ailleurs on pense durant ces jours au sacerdoce et prie pour de bons et dignes prêtres, cela aussi répond parfaitement au sens que l'antiquité chrétienne attachait aux Quatre-Temps.

Note. C'est la semaine désignée à Rome comme (septimana) mediana. Le formulaire d'une vigile complète, ce samedi-là, n'a pas été conservé. Mais le formulaire de la messe du dimanche (notre dimanche de la Passion) montre encore de frappantes allusions au sacerdoce : la leçon (Hébreux 9, 11-15) et le verset de la Communion (I Corinthiens 11, 24) avec cet ordre : « Faites ceci en mémoire de moi ». -- Parmi les formulaires de Quatre-Temps, celui du Carême fait nettement allusion à la collation des ordres. Il y est question de la participation du Seigneur et des servi tui ; cf. la même expression au canon de la messe. Février était à Rome, depuis le VI° siècle, la date préférée pour les ordinations.

[La Liturgie de l'Église romaine, J. A. Jungmann, SJ., 1957]

 



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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 13:05
Les bienfaits de la soutane



Liturgie tridentine - Doctrine
10-02-2007

Repris de la Lettre aux Amis et Bienfaiteurs du séminaire St-Curé-d'Ars N° 61 par M. l'Abbé Patrick Troadec, Directeur, Le 25 janvier 2007

Les bienfaits de la soutane

Voici comment on s'adressait aux séminaristes lorsqu'ils prenaient la soutane. A méditer à une époque où le symbole n'est l'apanage que de la publicité commerciale!


"Je pense qu’aujourd’hui, du haut du ciel, les anges, qui eux aussi assistent à cette cérémonie, que les saints du Ciel, et en particulier tous ceux qui parmi vos parents, vos amis ont déjà rejoint la demeure éternelle du Père, se réjouissent avec nous, et sont en action de grâces à la pensée que, aujourd’hui, vous allez revêtir, mes chers amis, Notre Seigneur Jésus-Christ.


La soutane est une prédication.

Vous êtes venus au séminaire à la rencontre de Notre-Seigneur et aujourd’hui, vous voulez que cela soit signifié par un signe extérieur, qui va désormais marquer aux yeux du monde que vous êtes attachés à Notre-Seigneur pour toujours, et que vous désirez le prêcher, le manifester. Vous voulez manifester votre attachement à Notre Seigneur Jésus-Christ, manifester votre foi en la Rédemption de Notre-Seigneur venu en ce monde. Vous avez raison, mes chers amis : vous serez les hérauts de Notre Seigneur Jésus-Christ, vous le prêcherez rien que par votre habit, rien que par votre attitude. Ce sera là une prédication excellente pour tous ceux qui vous rencontreront.

On raconte dans la vie de saint François d’Assise, qu’au moment où François d’Assise s’en allait prêcher dans les bourgs, dans les villages, il se faisait accompagner de frère Léon, et un jour il dit à ce frère : « Venez, nous allons prêcher ». Et voici que saint François sort avec le frère Léon et traverse la ville d’Assise et il demeure dans le silence complet. Pas un mot ne sort de sa bouche ; et il retourne au couvent. Frère Léon lui demande :

« Mais, Frère François, vous aviez dit que nous allions prêcher, et nous n’avons rien dit ! ». « Eh bien, lui répond saint François, nous avons prêché par notre habit. En circulant dans la ville d’Assise avec nos habits, nous avons prêché l’Évangile ».

Mes chers amis, c’est ce que l’Église vous demande ici : prêcher l’Évangile, simplement par votre habit qui manifeste justement ce détachement des choses de ce monde pour vous attacher à Notre Seigneur Jésus-Christ.


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La soutane est une clôture.

J’insisterai particulièrement, comme le manifestent les prières que dans quelques instants l’évêque va réciter sur vous au nom de l’Église, sur les dispositions intérieures que vous devez avoir pour recevoir les grâces qui vont vous être données par le revêtement de la soutane.

On pourrait comparer la soutane d’une certaine manière à une clôture. Oui, vous allez vous clôturer, vous retirer en quelque sorte dans un ermitage. Désormais votre âme sera séparée du monde, comme le disent les prières : « des embarras du monde et des désirs du siècle, de tout aveuglement spirituel et humain » , vous allez éviter cet aveuglement non seulement spirituel mais même humain que donne le monde du péché, le monde en tant qu’il est soumis aux influences de Satan. La sainte Église utilise le terme « humain » , tant il est vrai que, lorsqu’on n’a plus la lumière de Notre Seigneur Jésus-Christ, on perd aussi le sens commun, l’intelligence toute simple, toute droite du réel, de la vérité.



La soutane, symbole du Corps de Jésus crucifié.

Le revêtement de la soutane pourrait avoir un caractère d’austérité, de renoncement, de pénitence, d’abnégation. C’est vrai, mais y a-t-il opposition entre ce caractère austère et la lumière que Notre Seigneur Jésus-Christ est venu nous apporter ? Bien sûr que non, bien au contraire ! Notre-Seigneur l’a dit à vous qui allez revêtir la soutane : « Vous êtes la lumière du monde » (Mt, 5, 14) ; « Vous êtes le sel de la terre » (Mt, 5, 13). Et on ne met pas la lumière sous le boisseau ; elle doit éclairer tous ceux qui entourent et chasser les ténèbres. Et le sel ne doit pas s’affadir ; il doit donner du goût aux aliments. Tout cela a une signification toute spirituelle. Notre Seigneur Jésus-Christ a voulu lui aussi revêtir un vêtement d’austérité, et ce vêtement, c’est son corps crucifié. La Croix est notre lumière, et c’est cela que vous apprenez ici, au séminaire .

Lorsque vous circulerez dans les rues de vos villages, de vos cités, vous prêcherez le sacrifice de Notre Seigneur Jésus-Christ. Aujourd’hui plus que jamais, on a besoin de cette prédication. Jamais comme aujourd’hui on a rejeté la croix de Notre Seigneur Jésus-Christ : on a détruit l’autel du sacrifice, on détruit les croix, on ne sait plus ce que signifie le sacrifice de la messe. Alors précisément, puisque cette idée du sacrifice disparaît partout dans la vie des hommes, il faudra que vous la manifestiez. Les hommes ont besoin de cette Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ. « Dans la croix le salut ». Par conséquent, en prêchant la Croix par votre habit, vous prêcherez le salut de l’humanité.


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La soutane, signe d’espérance.

Vous serez aussi un signe d’espérance. Le monde se meurt de désespérance, de désespoir car on veut enfermer les hommes dans le milieu d’ici-bas. On veut leur fermer les horizons spirituels pour les enfermer dans cette prison des hommes entre eux, de cette masse humaine qui ne sait plus où elle va, ce qu’elle fait, ni ce qu’elle pense. On veut les assoiffer des biens de ce monde afin qu’ils ne pensent plus à Dieu, ni aux biens spirituels, ni à la vie éternelle.

Eh bien, vous serez le signe de cette espérance, car votre soutane est le signe de l’abandon des choses du monde pour l’attachement aux choses célestes et aux choses spirituelles. Or l’espérance consiste précisément à fixer notre regard sur les biens éternels. Vous marchez les yeux fixés sur la vie éternelle, et cela les gens le savent, les gens le comprennent.

En faisant cela, vous leur ferez du bien, vous les soulagerez, vous leur montrerez que la véritable liberté ne consiste pas à vivre enfermé dans ce monde, bien au contraire ! C’est là le signe de l’esclavage. La liberté consiste à se libérer des choses du monde, pour s’attacher aux biens éternels. Vous chantez le soir à complies : « vous nous avez établis dans l’espérance ». Oui, vraiment, le Bon Dieu nous a donné une âme qui a besoin des biens éternels. Alors nous devons conserver, dans notre pèlerinage ici-bas, les yeux tournés vers le ciel. Vous serez donc un signe d’espérance.



La soutane, signe de charité.

Enfin, vous serez aussi un signe de charité. Vous le montrerez même dans la persécution, dans les difficultés, dans les quolibets qui pourraient vous être adressés. Vous les supporterez avec confiance, avec courage. « Seigneur pardonnez-leur car ils ne savent ce qu’ils font » (Lc 23, 34) : voilà ce que vous direz. Loin de vous rebeller, de répondre insulte pour insulte, vous supporterez courageusement les difficultés, comme Notre-Seigneur a supporté les crachats, les quolibets, toutes les souffrances qu’on lui a fait subir, en demandant à Dieu de pardonner à ses bourreaux.

Vous aussi vous aurez un cœur miséricordieux, penché sur toutes les misères. Et si celui qui vous a adressé des paroles injurieuses vous demande tout à coup de le confesser, vous le confesserez et vous lui ferez miséricorde. S’il vous demande un service, vous lui rendrez ce service. Vous ne rendrez pas le mal pour le mal, mais le bien pour le mal. C’est ce que dit Saint Paul : « Soyez vainqueur du mal par le bien » (Rm, 12, 21). Vous serez de ces âmes charitables, humbles, bonnes, douces, toujours prêtes à rendre service, à faire du bien à leur prochain, prêtes surtout à leur donner Dieu, le vrai bien, le bien éternel .

db_82-510.jpgMonseigneur Luçon et Monseigneur Neveu coadjuteur. Soutane rouge pour le cardinal Luçon,
 violette pour Monseigneur Neveu, avec rochet de dentelles, pèlerine et barrette. (Reims. Marne. France. 1917).


La soutane, signe de la sainteté de l’Église.

L’habit clérical manifeste à la face du monde la sainteté de l’Église, c’est-à-dire le détachement des choses de ce monde et votre consécration à Notre Seigneur Jésus-Christ. Quel exemple vous allez donner de la présence de Notre Seigneur Jésus-Christ dans ce monde, de la présence de son sacerdoce ; comme le monde a besoin de voir cela ! Qu’il est triste de penser que cette cérémonie que nous faisons n’existe plus aujourd’hui ! Est-ce qu’on n’aurait plus besoin de manifester Notre Seigneur Jésus-Christ au monde ? Est-ce que ce n’est pas le principal rôle de l’Église ?

Un monde sans Jésus-Christ est un monde sans Dieu, un monde perdu, un monde qui se destine à aller aux enfers. Seul Jésus-Christ est notre salut, notre joie, notre raison d’être. Alors vous allez manifester que vous croyez en Notre Seigneur Jésus-Christ, que vous croyez en son sacerdoce, et en cela vous rendrez un service inappréciable aux âmes et à la sainte Église .



La soutane et l’uniforme militaire.

De même que le militaire endossant son uniforme sent très bien que si on vient l’appeler pour défendre les familles de son pays, les cités et sa patrie, il a une certaine responsabilité et doit être prêt pour partir au combat et donner son sang s’il le faut pour défendre les siens, de même le clerc qui revêt la soutane se sent prêt à servir Notre Seigneur Jésus-Christ, pour l’extension de son règne dans le monde et dans les âmes.

Il ne serait pas permis que nous, qui avons la grâce de croire en Notre Seigneur Jésus-Christ, nous ne soyons pas missionnaires. Vous le serez, mes chers amis ; vous le serez déjà par votre attitude, par votre habit, plus tard par la parole et par les sacrements que vous administrerez, et particulièrement le saint Sacrifice de la Messe ; vous serez missionnaires.

N’abandonnez pas ce qui fait de vous un prêtre ! Certes vous ne l’êtes pas encore ; vous faites un premier pas qui manifeste votre désir de le devenir. Mais je souhaite de tout mon cœur que vous y parveniez. Et déjà le monde vous jugera comme tels. Portant la soutane, désormais le monde vous jugera comme si vous étiez prêtres. Alors tâchez de vous conduire comme si vous l’étiez déjà, par votre exemple, par votre tenue, par votre attitude, par votre charité, par votre bonté, par votre sagesse ; soyez déjà de ceux qui apportent des solutions autour de vous. Ainsi l’honneur de Dieu sera sauf, la gloire de Dieu sera répandue dans le monde et les âmes se convertiront à Notre Seigneur Jésus-Christ.

Je souhaite vivement qu’un jour ceux d’entre vous qui deviendront prêtres avec la grâce de Dieu, seront pour vous, bien chers fidèles, des soutiens, des exemples, des guides, de vrais pasteurs, afin que vous soyez aidés sur le chemin qui doit vous mener à la vie éternelle, par la grâce de Dieu et avec le secours de la très sainte Vierge Marie."
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