Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : Blog Catholique
  • Blog Catholique
  • : Bienvenue a vous sur ce blog dédié la foi Catholique, dans le respect des traditions de l'Eglise et de sa Sainte doctrine
  • Contact

22360192 m
-Mass Location + Centres de Messes : ICI

  -Prières quotidienne du Chrétien:  ICI 

-Lire la Bible: 
Ancien testament ICI
Nouveau testament
: ICI 

-Catéchismes de l'Eglise Catholique: ICI
19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 00:30
Quatrième partie:Les sacrements.

 

 

Chapitre 1:Les sacrements en général.
 
 

1. Nature des sacrements.


De quoi est-il question dans la quatrième partie de la Doctrine chrétienne ?

Dans la quatrième partie de la Doctrine chrétienne il est question des sacrements.


Qu’entend-on par le mot sacrement ?

Par le mot sacrement on entend un signe sensible et efficace de la grâce, parce que tous les sacrements signifient, par le moyen de choses sensibles, la grâce divine qu’ils produisent dans notre âme.


Pourquoi appelez-vous les sacrements signes sensibles et efficaces de la grâce ?

J’appelle les sacrements signes sensibles et efficaces de la grâce, parce que tous les sacrements signifient, par le moyen de choses sensibles, la grâce divine qu’ils produisent dans notre âme.


Expliquez par un exemple comment les sacrements sont des signes sensibles et efficaces de la grâce ?

Dans le Baptême, l’acte par lequel on verse l’eau sur la tête de la personne, et les paroles " Je te baptise (c’est-à-dire je te lave), au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ", sont un signe sensible de ce que le Baptême opère dans l’âme : de même que l’eau lave le corps, ainsi la grâce donnée par le Baptême purifie l’âme du péché.


Combien g a-t-il de sacrements et quels sont-ils ?

Il y a sept sacrements qui sont : le Baptême, la Confirmation, l’Eucharistie, la Pénitence, l’Extrême-onction, l’Ordre et le Mariage.


Combien faut-il de choses pour faire un sacrement ?

Pour faire un sacrement, il faut la matière, la forme et un ministre qui ait l’intention de faire ce que fait l’Eglise.


Qu’est-ce que la matière des sacrements ?

La matière des sacrements est la chose sensible qu’on emploie pour les faire ; comme, pai exemple, l’eau naturelle dans le Baptême, l’huile et le baume dans la Confirmation.


Qu’est-ce que la forme des sacrements ?

La forme des sacrements consiste dans les paroles qu’on prononce pour les faire.


Qu’est-ce que le ministre des sacrements ?

Le ministre des sacrements est la personne qui fait ou confère le sacrement.
 
 

2. L’effet principal des sacrements : La Grâce.


Qu’est-ce que la grâce ?

La grâce de Dieu est un don intérieur surnaturel, qui nous est donné sans aucun mérite de notre part, mais par les mérites de Jésus-Christ, en vue de la vie éternelle.


Comment divise-t-on la grâce ?

On divise la grâce en grâce sanctifiante qu’on appelle aussi habituelle, et en grâce actuelle.


Qu’est-ce que la grâce sanctifiante ?

La grâce sanctifiante est un don surnaturel inhérent à notre âme, qui nous rend justes, enfants adoptifs de Dieu et héritiers du paradis.


Combien y a-t-il de sortes de grâce sanctifiante ?

Il y a deux sortes de grâce sanctifiante : la grâce première et la grâce seconde.


Qu’est-ce que la grâce première ?

La grâce première est celle par laquelle l’homme passe de l’état de péché mortel à l’état de justice.


Et qu’est-ce que la grâce seconde ?

La grâce seconde est un accroissement de la grâce première.


Qu’est-ce que la grâce actuelle ?

La grâce actuelle est un don surnaturel qui illumine notre esprit, meut et fortifie notre volonté, pour que nous fassions le bien et évitions le mal.


Pouvons-nous résister à la grâce de Dieu ?

Oui, nous pouvons résister à la grâce de Dieu, car elle ne détruit pas notre libre arbitre.


Par nos seules forces pouvons-nous faire quelque chose pour la vie éternelle ?

Sans le secours de la grâce de Dieu, par nos seules forces, nous ne pouvons rien faire pour la vie éternelle.


Comment Dieu nous communique-t-il la grâce ?

Dieu nous communique la grâce principalement par le moyen des sacrements.


Outre la grâce sanctifiante, les sacrements nous confèrent-ils une autre grâce ?

Outre la grâce sanctifiante, les sacrements confèrent aussi la grâce sacramentelle.


Qu’est-ce que la grâce sacramentelle ?

La grâce sacramentelle consiste dans le droit qu’on acquiert en recevant un sacrement quelconque, d’avoir, en temps opportun, les grâces actuelles nécessaires pour remplir les obligations qui dérivent du sacrement reçu. Ainsi, lorsque nous avons été baptisés, nous avons reçu le droit d’avoir les grâces nécessaires pour vivre chrétiennement.


Les sacrements donnent-ils toujours la grâce à celui qui les reçoit ?

Les sacrements donnent toujours la grâce pourvu qu’on les reçoive avec les dispositions nécessaires.


Qui a donné aux sacrements la vertu de conférer la grâce ?

C’est Jésus-Christ qui, par sa passion et sa mort, a donné aux sacrements la vertu de conférer la grâce.


Quels sont les sacrements qui confèrent la première grâce sanctifiante ?

Les sacrements qui confèrent la première grâce sanctifiante et, par là, nous rendent amis de Dieu, sont au nombre de deux : le Baptême et la Pénitence.


Comment, en conséquence, appelle-t-on ces deux sacrements ?

Ces deux sacrements, c’est-à-dire le Baptême et la Pénitence, s’appellent sacrements des morts, parce qu’ils sont établis principalement pour rendre aux âmes mortes par le péché, la vie de la grâce.


Quels sont les sacrements qui augmentent la grâce en celui qui la possède ?

Les sacrements qui augmentent la grâce en celui qui la possède sont les cinq autres, donc la Confirmation, l’Eucharistie, l’Extrême-onction, l’Ordre et le Mariage, qui donnent la grâce seconde.


Comment s’appellent par suite ces cinq sacrements ?

Ces cinq sacrements, à savoir : la Confirmation, l’Eucharistie, l’Extrême-onction, l’Ordre et le Mariage, s’appellent sacrements des vivants, parce que ceux qui les reçoivent doivent être exempts de péché mortel, c’est-à-dire déjà vivants par la grâce sanctifiante.


Quel péché commet celui qui reçoit un des sacrements des vivants en sachant qu’il n’est pas en état de grâce ?

Celui qui reçoit un des sacrements des vivants en sachant qu’il n’est pas en état de grâce, commet un grave sacrilège.


Quels sont les sacrements les plus nécessaires pour notre salut ?

Les sacrements les plus nécessaires pour notre salut sont le Baptême et la Pénitence. Le Baptême est nécessaire à tous absolument. Et la Pénitence est nécessaire à tous ceux qui ont péché mortellement après le Baptême.


Quel est le plus grand de tous les sacrements ?

Le plus grand de tous les sacrements est le sacrement de l’Eucharistie, parce qu’il contient non seulement la grâce, mais encore Jésus-Christ, auteur de la grâce et des sacrements.
 
 

3. Le caractère imprimé par certains sacrements


Quels sont les sacrements qu’on ne peut recevoir qu’une fois ?

Les sacrements qu’on ne peut recevoir qu’une fois sont au nombre de trois : le Baptême, la Confirmation et l’Ordre.


Pourquoi ces trois sacrements, le Baptême, la Confirmation et l’Ordre, ne peuvent-ils être reçus qu’une fois ?

Ces trois sacrements, le Baptême, la Confirmation et l’Ordre ne peuvent être reçus qu’une fois parce qu’ils impriment un caractère.


Qu’est-ce que le caractère imprimé dans l’âme par chacun de ces trois sacrements

Le caractère imprimé dans l’âme par chacun de ces trois sacrements est un signe spirituel qui ne peut plus s’effacer.


A quoi sert le caractère qu’impriment dans l’âme ces trois sacrements ?

Le caractère qu’impriment dans l’âme ces trois sacrements Sert à nous marquer dans le Baptême comme membres de Jésus-Christ, dans la Confirmation comme ses soldats, dans l’Ordre comme ses ministres.
 
 


Chapitre2:Le Baptême.
 
 

1. Nature et effets du baptême.


Qu’est-ce que le sacrement de Baptême ?

Le Baptême est le sacrement par lequel nous renaissons à la grâce de Dieu et nous devenons chrétiens.


Quels sont les effets du sacrement de Baptême ?

Le sacrement de Baptême confère la première grâce sanctifiante qui efface le péché originel et aussi le péché actuel s’il existe. Il remet toute la peine due pour ces péchés, imprime le caractère de chrétien, nous fait enfants de Dieu, membres de l’Eglise et héritiers du paradis, et nous rend capables de recevoir les autres sacrements.


Quelle est la matière du Baptême ?

La matière du Baptême est l’eau naturelle qu’on verse sur la tête de celui qu’on baptise, en assez grande quantité pour qu’elle coule.


Quelle est la forme du Baptême ?

La forme du Baptême est celle-ci : " Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ".
 
 

2. Ministre du baptême.


A qui appartient-il de donner le Baptême ?

Donner le Baptême appartient de droit aux Evêques et curés, mais en cas de nécessité, toute personne peut le donner, que ce soit un homme ou une femme, même un hérétique ou un infidèle, pourvu qu’il accomplisse le rite du Baptême et qu’il ait l’intention de faire ce que fait l’Eglise.


S’il y avait nécessité de baptiser quelqu’un en danger de mort et qu’il se trouvât plusieurs personnes présentes, laquelle devrait donner le baptême ?

S’il y avait nécessité de baptiser quelqu’un en danger de mort et qu’il se trouvât plusieurs personnes présentes ; s’il y avait un prêtre, c’est lui qui devrait le baptiser ; en son absence un ecclésiastique d’ordre inférieur ; et en l’absence de celui-ci, un homme laïque de préférence à une femme, à moins que celle-ci ne sache mieux faire ou que la décence n’exige que ce soit elle.


Quelle intention doit avoir celui qui baptise ?

Celui qui baptise doit avoir l’intention de faire ce que fait l’Eglise dans le Baptême.
 
 

3. Rite du Baptême et dispositions de celui qui le reçoit à l’âge de raison.


Comment fait-on pour donner le Baptême ?

On donne le Baptême en versant de l’eau sur la tête de celui qu’on baptise, et si on ne peut pas sur la tête, sur quelque autre partie principale du corps, et en disant en même temps : " Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ".


Si l’un versait l’eau et que l’autre prononçât les paroles, la personne serait-elle baptisée ?

Si l’un versait l’eau et que l’autre prononçât les paroles, la personne ne serait pas baptisée : il est nécessaire que ce soit la même personne qui verse l’eau et prononce les paroles.


Si on a un doute que la personne soit morte, doit-on négliger de la baptiser ?

Si on a un doute que la personne soit morte, on doit la baptiser sous condition en disant : " Si tu es en vie, je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ".


Quand doit-on porter les enfants à l’Eglise pour les faire baptiser ?

On doit porter les enfants à l’église pour les faire baptiser le plus tôt possible.


Pourquoi doit-on mettre tant d’empressement à faire recevoir le baptême aux enfants ?

On doit mettre tant d’empressement à faire baptiser les enfants parce que, à cause de la fragilité de leur âge, ils sont exposés à bien des dangers de mourir et qu’ils ne peuvent se sauver sans le Baptême.


Ils pèchent donc les pères et les mères qui par leur négligence laissent mourir leurs enfants sans Baptême, ou même qui le diffèrent simplement ?

Oui, les pères et les mères qui, par leur négligence, laissent mourir leurs enfants sans Baptême pèchent gravement, parce qu’ils privent leurs enfants de la vie éternelle. Ils pèchent même gravement en différant longtemps le Baptême, parce qu’ils les exposent au danger de mourir sans l’avoir reçu.


Quand celui qui est baptisé a atteint l’âge de raison, quelles dispositions doit-il avoir ?

L’adulte qu’on baptise doit, outre la foi, avoir la douleur au moins imparfaite des péchés mortels qu’il aurait commis.


Si un adulte était baptisé en état de péché mortel sans avoir cette douleur, que recevrait-il ?

Si un adulte était baptisé en état de péché mortel sans avoir cette douleur, il recevrait le caractère du Baptême mais non la rémission des péchés ni la grâce sanctifiante. Et ces effets resteraient suspendus tant que l’empêchement n’aurait pas été levé par la douleur parfaite des péchés ou par le sacrement de Pénitence.
 
 

4. Nécessité du Baptême et devoirs du baptisé


Le Baptême est-il nécessaire pour être sauvé ?

Le Baptême est absolument nécessaire pour être sauvé, car le Seigneur a dit expressément : " Celui qui ne renaîtra pas dans l’eau et le Saint-Esprit ne pourra entrer dans le royaume des cieux ".


Peut-on suppléer en quelque manière au défaut du Baptême ?

Le défaut du sacrement de Baptême peut être suppléé par le martyre qu’on appelle Baptême de sang, ou par un acte de parfait amour de Dieu ou de contrition joint au désir au moins implicite du Baptême, et ceci s’appelle Baptême de désir.


A quoi s’oblige celui qui reçoit le Baptême ?

Celui qui reçoit le Baptême s’oblige à professer toujours la foi et à pratiquer la loi de Jésus-Christ et de son Eglise.


A quoi renonce-t-on en recevant le saint Baptême ?

En recevant le saint Baptême, on renonce pour toujours au démon, à ses oeuvres et à ses pompes.


Qu’entend-on par les oeuvres ou par les pompes du démon ?

Par les oeuvres et les pompes du démon, on entend les péchés et les maximes du monde contraires aux maximes du saint Evangile.
 
 

5. Le nom et les parrains.


Pourquoi impose-t-on le nom d’un Saint à celui qu’on baptise ?

On impose le nom d’un Saint à celui qu’on baptise pour le mettre sous la protection spéciale d’un patron céleste et pour l’animer à imiter ses exemples.


Qu’est-ce que les parrains et marraines du Baptême ?

Les parrains et les marraines du Baptême sont les personnes qui, par une disposition de l’Eglise, tiennent les enfants sur les fonts baptismaux, répondent pour eux et se rendent garants devant Dieu de leur éducation chrétienne, spécialement si les parents y manquaient.


Sommes-nous obligés de tenir les promesses et renonciations que nos parrains ont faites pour nous ?

Nous sommes certainement obligés de tenir les promesses et renonciations que nos parrains ont faites pour nous, parce que Dieu ne nous a reçus dans sa grâce qu’à cette condition.


Quelles personnes doit-on choisir pour parrains et marraines ?

On doit choisir pour parrains et marraines des personnes catholiques, de bonnes moeurs et qui obéissent aux lois de l’Eglise.


Quelles sont les obligations des parrains et des marraines ?

Les parrains et les marraines sont obligés d’avoir soin que leurs fils spirituels soient instruits des vérités de la foi et vivent en bons chrétiens, et de les édifier par leur bon exemple.


Quel lien contractent les parrains dans le Baptême ?

Les parrains contractent une parenté spirituelle avec le baptisé et avec ses parents, d’où résulte un empêchement de mariage avec eux.
 
 


Chapitre 3:La Confirmation.


Qu’est-ce que le sacrement de Confirmation ?

La Confirmation est un sacrement qui nous donne le Saint-Esprit, imprime dans notre âme le caractère de soldats du Christ et nous rend parfaits chrétiens.


Comment le sacrement de Confirmation nous rend-il parfaits chrétiens ?

La Confirmation nous rend parfaits chrétiens parce qu’elle nous confirme dans la foi et perfectionne les autres vertus et les dons que nous avons reçus dans le saint Baptême et c’est de là que lui vient son nom de Confirmation.


Quels sont les dons du Saint-Esprit, qu’on reçoit dans la Confirmation ?

Les dons du Saint-Esprit qu’on reçoit dans la Confirmation sont les sept suivants : la Sagesse, l’Intelligence, le Conseil, la Force, la Science, la Piété et la Crainte de Dieu.


Quelle est la matière de ce sacrement ?

La matière de ce sacrement, outre l’imposition des mains de l’Evêque, est l’onction faite sur le front du baptisé avec le saint Chrême : c’est pour cela qu’on l’appelle aussi Onction.


Qu’est-ce que le saint Chrême ?

Le saint Chrême est de l’huile d’olive mêlée avec du baume et consacrée par l’Evêque le Jeudi-Saint.


Que signifient l’huile et le baume dans ce sacrement ?

Dans ce sacrement l’huile qui s’étend et fortifie, signifie l’abondance de la grâce qui se répand dans l’âme du chrétien pour le confirmer dans la foi ; et le baume, qui est odorant et préserve de la corruption, signifie que le chrétien, fortifié par cette grâce, est capable de répandre la bonne odeur des vertus chrétiennes et de se préserver de la corruption des vices.


Quelle est la forme du sacrement de Confirmation ?

La forme du sacrement de Confirmation est celle-ci : " Je te signe du signe de la Croix et te confirme avec le Chrême du salut, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il ".


Quel est le ministre du sacrement de Confirmation ?

Le ministre ordinaire du sacrement de Confirmation est l’Evêque seul.


Avec quelles cérémonies l’Evêque administre-t-il la confirmation ?

L’Evêque, pour administrer le sacrement de Confirmation, étend d’abord les mains sur les confirmands en invoquant sur eux le Saint-Esprit ; puis il fait une onction en forme de croix avec le saint Chrême sur le front de chacun, en disant les paroles de la forme ; ensuite, de la main droite, il donne un léger soufflet sur la joue du confirmé en lui disant : " La paix soit avec toi " ; enfin il bénit solennellement tous les confirmés.


Pourquoi l’onction est-elle faite sur le front ?

L’onction est faite sur le front, où apparaissent les signes de la crainte et de la honte, afin que le confirmé comprenne qu’il ne doit pas rougir du nom et de la profession de chrétien, ni avoir peur des ennemis de la foi.


Pourquoi l’Evêque donne-t-il un léger soufflet au confirmé ?

L’Evêque donne un léger soufflet au confirmé pour qu’il sache qu’il doit être prêt à souffrir toute sorte d’affront et de peine pour la foi de Jésus-Christ.


Tout le monde doit-il faire en sorte de recevoir le sacrement de Confirmation ?

Oui, chacun doit faire en sorte de recevoir le sacrement de Confirmation et de le faire recevoir à ceux qui dépendent de lui.


A quel âge est-il bon de recevoir le sacrement de Confirmation ?

L’âge où il est bon de recevoir le sacrement de Confirmation est celui de sept ans environ ; parce qu’alors commencent habituellement les tentations et qu’on peut connaître suffisamment la grâce de ce sacrement et se rappeler qu’on l’a reçu.


Quelles dispositions faut-il pour recevoir le sacrement de Confirmation ?

Pour recevoir dignement le sacrement de Confirmation, il faut être en état de grâce, savoir les principaux mystères de notre sainte foi, et s’en approcher avec respect et dévotion.


Celui qui recevrait la Confirmation une seconde fois pécherait-il ?

Il commettrait un sacrilège, parce que la Confirmation est un de ces sacrements qui impriment un caractère dans l’âme et que, par suite, on ne peut recevoir qu’une fois.


Que doit faire le chrétien., pour conserver la grâce de la Confirmation ?

Pour conserver la grâce de la Confirmation, le chrétien doit prier souvent, faire de bonnes oeuvres, et vivre selon la loi de Jésus-Christ, sans respect humain.


Pourquoi y a-t-il aussi des parrains et des marraines dans la Confirmation ?

Afin que, par leurs paroles et leurs exemples, ils guident le confirmé dans la voie du salut et qu’ils le soutiennent dans le combat spirituel.


Quelles conditions sont requises dans le parrain ?

Le parrain doit être d’âge convenable, catholique, confirmé, instruit des choses les plus nécessaires de la religion et de bonnes moeurs.


Le parrain de la Confirmation ne contracte-t-il aucune parenté avec le confirmé et ses parents ?

Le parrain de la Confirmation contracte la même parenté spirituelle que celui du Baptême.
 
 


Chapitre 4:L’Eucharistie.
 
 

 1. La nature de l’Eucharistie et la présence réelle de Jésus-Christ dans ce sacrement.


Qu’est-ce que le sacrement d’Eucharistie ?

L’Eucharistie est un sacrement qui, par l’admirable changement de toute la substance du pain au Corps de Jésus-Christ et de celle du vin en son Sang précieux, contient vraiment, réellement et substantiellement le Corps, le Sang, l’Ame et la Divinité de Jésus-Christ Notre Seigneur, sous les espèces du pain et du vin, pour être notre nourriture spirituelle.


Y a-t-il dans l’Eucharistie le même Jésus-Christ qui est dans le ciel et qui est né de la très Sainte Vierge sur cette terre ?

Oui, dans l’Eucharistie, il y a vraiment le même Jésus-Christ qui est dans le ciel et qui est né de la Très Sainte Vierge sur la terre.


Pourquoi croyez-vous que dans le sacrement de l’Eucharistie, Jésus-Christ est vraiment présent ?

Je crois que, dans le sacrement de l’Eucharistie, Jésus-Christ est vraiment présent, parce que Lui-même l’a dit et que la sainte Eglise me l’enseigne.


Quelle est la matière du sacrement de l’Eucharistie ?

La matière du sacrement de l’Eucharistie est celle qui fut employée par Jésus-Christ, c’est-à-dire le pain de froment et le vin de la vigne.


Quelle est la forme du sacrement de l’Eucharistie ?

La forme du sacrement de l’Eucharistie consiste dans les paroles employées par Jésus-Christ : " Ceci est mon Corps ; ceci est mon Sang ".

Qu’est-ce donc que l’hostie avant la consécration ?

L’hostie, avant la consécration, c’est du pain.


Après la consécration qu’est l’hostie ?

Après la consécration, l’hostie est le vrai Corps de Notre Seigneur Jésus-Christ sous les espèces du pain.


Dans le calice avant la consécration, qu’y a-t-il ?

Dans le calice, avant la consécration, il y a du vin avec quelques gouttes d’eau.


Après la consécration, qu’y a-t-il dans le calice ?

Après la consécration, dans le calice, il y a le vrai Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ sous les espèces du vin.


Quand se fait le changement du pain au Corps et du vin au Sang de Jésus-Christ ?

Le changement du pain au Corps et du vin au Sang de Jésus-Christ se fait au moment même où le prêtre, pendant la sainte Messe, prononce les paroles de la consécration.


Qu’est-ce que la consécration ?

La consécration est le renouvellement, par le ministère du prêtre, du miracle opéré par Jésus-Christ changeant à la dernière Cène le pain et le vin en son Corps et en son Sang adorables par ces mots : " Ceci est mon Corps ; ceci est mon Sang ".


Comment l’Eglise appelle-t-elle le miraculeux changement du pain et du vin au Corps et au Sang de Jésus-Christ ?

Le miraculeux changement qui s’opère chaque jour sur nos autels est appelé par l’Eglise transsubstantiation.


Qui a donné une telle puissance aux paroles de la consécration ?

C’est Notre Seigneur Jésus-Christ Lui-même, Dieu tout-puissant, qui a donné une telle puissance aux paroles de la consécration.


Après la consécration ne reste-t-il rien du pain et du vin ?

Après la consécration il reste seulement les espèces du pain et du vin.


Qu’appelle-t-on espèces du pain et du vin ?

On appelle espèces la quantité et les qualités sensibles du pain et du vin comme : la forme, la couleur, la saveur.


Comment les espèces du pain et du vin peuvent-elles rester sans leur substance ?

Les espèces du pain et du vin restent merveilleusement sans leur substance par la vertu du Dieu tout-puissant.


Sous les espèces du pain n’y a-t-il que le Corps de Jésus-Christ, et sous les espèces du vin n’y a-t-il que son Sang ?

Autant sous les espèces du pain que sous les espèces du vin, Jésus-Christ est vivant et tout entier dans son Corps, son Sang, son Ame et sa Divinité.


Sauriez-vous me dire pourquoi Jésus-Christ est tout entier aussi bien dans l’hostie que dans le calice ?

Jésus-Christ est tout entier aussi bien dans l’hostie que dans le calice parce que, dans l’Eucharistie, il est vivant et immortel comme dans le ciel. Par conséquent, là où est son Corps, il y a aussi son Sang, son Ame et sa Divinité ; et là où est son Sang, il y a aussi son Corps, son Ame et sa Divinité, car en Jésus-Christ tout cela est inséparable.


Quand Jésus-Christ est dans l’hostie, cesse-t-il d’être au ciel ?

Quand Jésus-Christ est dans l’hostie, il ne cesse pas d’être au ciel, mais il se trouve en même temps au ciel et dans le Très Saint Sacrement.


Jésus-Christ se trouve-t-il dans toutes les hosties consacrées du monde ?

Oui, Jésus-Christ se trouve dans toutes les hosties consacrées.


Comment peut-il se faire que Jésus-Christ se trouve dans toutes les hosties consacrées ?

Jésus-Christ se trouve dans toutes les hosties consacrées par la toute-puissance de Dieu à qui rien n’est impossible.


Quand on divise l’hostie, divise-t-on le Corps de Jésus-Christ ?

Quand on divise l’hostie on ne divise pas le Corps de Jésus-Christ, on divise seulement les espèces du pain.


Dans quelle partie de l’hostie reste le Corps de Jésus-Christ ?

Le Corps de Jésus-Christ reste tout entier dans toutes les parties en lesquelles l’hostie a été divisée.


Jésus-Christ est-il autant dans la parcelle d’une hostie que dans une grande hostie ?

Dans une grande hostie comme dans la parcelle d’une hostie, c’est toujours le même Jésus-Christ.


Pour quel motif conserve-t-on dans les églises la très sainte Eucharistie ?

On conserve dans les églises la très sainte Eucharistie pour qu’elle soit adorée par les fidèles et portée aux malades quand ils en ont besoin.


Doit-on adorer l’Eucharistie ?

L’Eucharistie doit être adorée de tout le monde parce qu’elle contient vraiment, réellement et substantiellement Notre Seigneur Jésus-Christ.
 
 

2. L’institution et les effets du sacrement de l’Eucharistie.


Quand est-ce que Jésus-Christ a institué le sacrement de l’Eucharistie ?

Jésus-Christ a institué le sacrement de l’Eucharistie dans la dernière cène qu’il fit avec ses disciples, le soir qui précéda sa passion.


Pourquoi Jésus-Christ a-t-il institué la très sainte Eucharistie ?

Jésus-Christ a institué la très sainte Eucharistie pour trois raisons principales :

1 pour qu’elle soit le sacrifice de la nouvelle loi ;

2 pour qu’elle soit la nourriture de notre âme ;

3 pour qu’elle soit un mémorial perpétuel de sa passion et de sa mort, et un gage précieux de son amour envers nous et de la vie éternelle.


Pourquoi Jésus-Christ a-t-il institué ce sacrement sous les espèces du pain et du vin ?

Jésus-Christ a institué ce sacrement sous les espèces du pain et du vin, parce que l’Eucharistie devait être notre nourriture spirituelle et qu’il était par suite convenable qu’elle nous fût donnée sous forme d’aliment et de breuvage.


Quels effets produit en nous la très sainte Eucharistie ?

Voici les principaux effets que produit la très sainte Eucharistie en celui qui la reçoit dignement :

l elle conserve et accroît la vie de l’âme qui est la grâce, comme la nourriture matérielle soutient et accroît la vie du corps ;

2 elle remet les péchés véniels et préserve des péchés mortels ;

3 elle produit la consolation spirituelle.

La très sainte Eucharistie ne produit-elle pas en nous d’autres effets ?

Si, la très sainte Eucharistie produit encore en nous trois autres effets, à savoir :

1 elle affaiblit nos passions et, en particulier, elle amortit en nous le feu de la concupiscence ;

2 elle accroît en nous la ferveur et nous aide à agir en conformité avec les désirs de Jésus-Christ ;

3 elle nous donne un gage de la gloire future et de la résurrection de notre corps.
 
 

§ 3. Les dispositions nécessaires pour bien communier.


Le sacrement de l’Eucharistie produit-il toujours en .nous ses merveilleux effets ?

Le sacrement de l’Eucharistie produit en nous ses merveilleux effets quand il est reçu avec les dispositions nécessaires.


Combien de choses sont nécessaires pour faire une bonne Communion ?

Pour faire une bonne Communion trois choses sont nécessaires :

1 être en état de grâce ;

2 être à jeun depuis minuit jusqu’au moment de la Communion ;

3 savoir ce qu’on va recevoir et s’approcher de la sainte Communion avec dévotion.


Qu’est-ce qu’être en état de grâce ?

Etre en état de grâce, c’est avoir la conscience pure de tout péché mortel.


Que doit faire, avant de communier, celui qui sait être en état de péché mortel ?

Celui qui sait être en état de péché mortel, doit, avant de communier, faire une bonne confession ; car l’acte de contrition parfaite, sans la confession, ne suffit pas à celui qui est en état de péché mortel pour communier comme il faut.


Pourquoi l’acte de contrition parfaite ne suffit-il pas, quand on est en état de péché mortel, pour pouvoir communier ?

Parce que l’Eglise a établi, par respect pour ce sacrement, que celui qui est coupable de péché mortel n’aille pas faire la sainte Communion si, auparavant, il ne s’est pas confessé.


Celui qui communierait en état de péché mortel recevrait-il Jésus-Christ ?

Celui qui communierait en état de péché mortel recevrait Jésus-Christ, mais il ne recevrait pas sa grâce ; il commettrait même un sacrilège et encourrait la sentence de damnation.


Quel est le jeûne requis avant la Communion ?

Le jeûne requis avant la Communion est le jeûne naturel, qui est rompu par la moindre chose prise par manière d’aliment ou de breuvage.


Celui qui avale quelque chose resté dans les dents ou quelque goutte d’eau entrée dans la bouche, peut-il encore communier ?

Celui qui avale quelque chose resté dans les dents ou quelque goutte d’eau en faisant sa toilette, peut encore communier ; parce qu’alors, ou bien ces choses ne sont pas prises par manière d’aliment ou de breuvage, ou bien elles en ont perdu la nature.


N’est-il jamais permis de communier sans être à jeun ?

Communier sans être à jeun est permis aux malades qui sont en danger de mort, et à ceux qui ont obtenu une permission spéciale du Pape en raison d’une maladie qui se prolonge. La Communion faite par les malades en danger de mort s’appelle Viatique, parce qu’elle les soutient dans le voyage qu’ils font de cette vie à l’éternité.


Que veulent dire ces mots : savoir ce qu’on va recevoir ?

Savoir ce qu’on va recevoir, veut dire : connaître ce qu’enseigne la Doctrine chrétienne au sujet de ce sacrement et le croire fermement.


Que veut dire : communier avec dévotion ?

Communier avec dévotion, c’est s’approcher de la sainte Communion avec humilité et modestie, dans sa personne comme dans ses habits, et faire la préparation avant la sainte Communion et l’action de grâces après.


En quoi consiste la préparation avant la Communion ?

La préparation avant la Communion consiste à s’arrêter quelques instants à considérer qui nous allons recevoir et qui nous sommes ; et à faire des actes de foi, d’espérance, de charité, de contrition, d’adoration, d’humilité et de désir de recevoir Jésus-Christ.


En quoi consiste l’action de grâces après la Communion ?

L’action de grâces après la Communion consiste à rester dans le recueillement, honorant la présence du Seigneur en nous et renouvelant les actes de foi, d’espérance, de charité, d’adoration, de remerciement, d’offrande et de demande, demandant surtout les grâces qui nous sont le plus nécessaires à nous et à ceux pour lesquels nous sommes obligés de prier.


Que doit-on faire le jour de la Communion ?

Le jour de la Communion on doit se tenir le plus possible dans le recueillement, s’occuper à des oeuvres de piété et remplir avec un plus grand soin les devoirs de son état.


Combien de temps Jésus-Christ reste-t-il en nous après la sainte Communion ?

Après la sainte Communion Jésus-Christ reste en nous par sa grâce aussi longtemps que nous ne péchons pas mortellement ; et par sa présence réelle il reste tant que les espèces sacramentelles ne sont pas consommées.
 
 

4. La manière de communier.


Comment faut-il se tenir au moment de recevoir la sainte Communion ?

Au moment de recevoir la sainte Communion, il faut être à genoux, tenir la tête médiocrement levée, les yeux modestement tournés vers la sainte Hostie, la bouche suffisamment ouverte et la langue un peu avancée sur la lèvre inférieure.


Comment faut-il tenir la nappe ou la tablette de Communion ?

Il faut tenir la nappe ou la tablette de Communion de telle sorte qu’elle reçoive la sainte Hostie si elle venait à tomber.


Quand doit-on avaler la sainte Hostie ?

Nous devons faire en sorte d’avaler la sainte Hostie le plus tôt possible, et nous abstenir de cracher pendant quelque temps.


Si la sainte Hostie s’attachait au palais, que faudrait-il faire ?

Si la sainte Hostie s’attachait au palais, il faudrait la détacher avec la langue, et jamais avec le doigt.
 
 

5. Le précepte de la communion.


Quand y a-t-il obligation de communier ?

Il y a obligation de communier tous les ans, à Pâques, chacun dans sa paroisse ; et de plus, quand on est en danger de mort.


A quel âge commence à obliger le commandement de la Communion pascale ?

Le commandement de la Communion pascale commence à obliger à l’âge où l’enfant est capable de s’en approcher avec les dispositions requises.


Ceux qui ont l’âge d’être admis à la Communion et qui ne communient pas pèchent-ils ?

Ceux qui, ayant l’âge d’être admis à la Communion, ne communient pas, ou parce qu’ils ne veulent pas ou parce que, par leur faute, ils ne sont pas instruits, pèchent certainement. Leurs parents ou ceux qui les remplacent pèchent de leur côté si le retard de la Communion arrive par leur faute et ils devront en rendre un grand compte à Dieu.


Est-il bon et utile de communier souvent ?

Il est très bon de communier souvent, et même chaque jour, selon le désir de l’Eglise, pourvu qu’on le fasse avec les dispositions requises.


Avec quelle fréquence peut-on s’approcher de la sainte Table ?

On peut s’approcher de la sainte Table aussi souvent que le conseil en est donné par un pieux et docte confesseur.
 
 

Chapitre 5:Le saint sacrifice de la Messe.
 
 

1. L’essence, l’institution et les fins du saint sacrifice de la Messe.


L’Eucharistie doit-elle être considérée seulement comme un sacrement ?

L’Eucharistie n’est pas seulement un sacrement ; elle est aussi le sacrifice permanent de la nouvelle loi, que Jésus-Christ a laissé à son Eglise, afin de s’offrir à Dieu par les mains de ses prêtres.


En quoi consiste, en général, le sacrifice ?

Le sacrifice, en général, consiste à offrir à Dieu une chose sensible et à la détruire en quelque manière pour reconnaître son souverain domaine sur nous et sur toutes choses.


Comment s’appelle ce sacrifice de la nouvelle loi ?

Ce sacrifice de la nouvelle loi s’appelle la sainte Messe.


Qu’est-ce donc que la sainte Messe ?

La sainte Messe est le sacrifice du Corps et du Sang de Jésus-Christ, offert sur nos autels sous les espèces du pain et du vin en souvenir du sacrifice de la Croix.


Le sacrifice de la Messe est-il le même que celui de la Croix ?

Le sacrifice de la Messe est substantiellement le même que celui de la Croix en ce que c’est le même Jésus-Christ qui s’est offert sur la Croix et qui s’offre par les mains des prêtres, ses ministres, sur nos autels ; mais dans la manière dont il est offert, le sacrifice de la Messe diffère du sacrifice de la Croix, tout en gardant avec celui-ci la plus intime et la plus essentielle relation.


Quelle différence et quelle relation y a-t-il entre le sacrifice de la Messe et le sacrifice de la Croix ?

Entre le sacrifice de la Messe et le sacrifice de la Croix il y a cette différence et cette relation que, sur la Croix, Jésus-Christ s’est offert en répandant son Sang et en méritant pour nous ; tandis que sur les autels, il se sacrifie sans effusion de sang et nous applique les fruits de sa Passion et de sa Mort.


Quelle autre relation le sacrifice de la Messe a-t-il avec celui de la Croix ?

Une autre relation du sacrifice de la Messe avec celui de la Croix est que le sacrifice de la Messe représente d’une manière sensible l’effusion du sang de Jésus-Christ sur la Croix ; car en vertu des paroles de la consécration, le Corps seul de notre Sauveur devient présent sous l’espèce du pain et son Sang seul sous l’espèce du vin ; et ce n’est que par concomitance naturelle et à cause de l’union hypostatique que Jésus-Christ vivant et véritable est présent sous chacune des espèces.


Peut-être le sacrifice de la Croix n’est il pas l’unique sacrifice de la nouvelle loi ?

Le sacrifice de la Croix est l’unique sacrifice de la loi nouvelle, car par lui Notre Seigneur a apaisé la justice Divine, acquis tous les mérites nécessaires pour nous sauver et accompli ainsi de son côté notre Rédemption.

Ce sont ces mérites qu’il nous applique par les moyens qu’il a institués dans son Eglise, au nombre desquels est le saint sacrifice de la Messe.


Pour quelles fins offre-t-on le sacrifice de la sainte Messe ?

On offre à Dieu le sacrifice de la sainte Messe pour quatre fins :

1 pour lui rendre l’honneur qui lui est dû, et à ce point de vue le sacrifice est latreutique ;

2 pour le remercier de ses bienfaits, et à ce point de vue le sacrifice est eucharistique ;

3 pour l’apaiser, lui donner la satisfaction due pour nos péchés, soulager les âmes du purgatoire, et à ce point de vue le sacrifice est propitiatoire ;

4 pour obtenir toutes les grâces qui nous sont nécessaires, et à ce point de vue le sacrifice est impétratoire.


Qui est-ce qui offre à Dieu le sacrifice de la sainte Messe ?

Le premier et le principal dans l’oblation du sacrifice de la sainte Messe est Jésus-Christ, et le prêtre est le ministre qui, au nom de Jésus-Christ, offre ce sacrifice au Père Eternel.


Qui a institué le sacrifice de la sainte Messe ?

C’est Jésus-Christ lui-même qui a institué le sacrifice de la sainte Messe quand il a institué le sacrement d’Eucharistie, et il dit qu’on le fit en souvenir de sa Passion.


A qui offre-t-on la sainte Messe ?

On offre la sainte Messe à Dieu seul.


Si on offre la sainte Messe à Dieu seul, pourquoi célèbre-t-on tant de messes en l’honneur de la très sainte Vierge et des Saints ?

La Messe célébrée en l’honneur de la sainte Vierge et des Saints est toujours un sacrifice offert à Dieu seul ; aussi, on dit qu’elle est célébrée en l’honneur de la très sainte Vierge et des Saints, pour remercier Dieu des dons qu’il leur a faits et obtenir de lui plus abondamment par leur intercession les grâces dont nous avons besoin.


Qui participe aux fruits de la sainte Messe ?

Toute l’Eglise participe aux fruits de la sainte Messe, mais particulièrement :

l le prêtre et ceux qui assistent à la Messe et qui sont considérés comme unis au prêtre ;

2 ceux pour qui la Messe est appliquée et ils peuvent être des vivants ou des défunts.
 
 

 2. La manière d’assister à la Messe.


Combien de choses sont nécessaires pour entendre bien et avec fruit la sainte Messe ?

Pour entendre bien et avec fruit la sainte Messe deux choses sont nécessaires :

1 la modestie extérieure ;

2 la dévotion du coeur.


En quoi consiste la modestie extérieure ?

La modestie extérieure consiste spécialement à être modestement vêtu, à observer le silence et le recueillement, et à se tenir autant que possible à genoux, excepté pendant les deux évangiles qu’on entend debout.


En entendant la sainte Messe, quelle est la meilleure manière de pratiquer la dévotion du coeur ?

La meilleure manière de pratiquer la dévotion du coeur en entendant la sainte Messe est la suivante :

1 unir dès le commencement son intention à celle du prêtre, offrant à Dieu le saint sacrifice pour les fins pour lesquelles il a été institué ;

2 suivre le prêtre en chacune des prières et des actions du sacrifice ;

3 méditer la passion et la mort de Jésus-Christ et détester de tout son coeur les péchés qui en ont été la cause ;

4 faire la Communion sacramentelle, ou au moins la Communion spirituelle pendant que le prêtre communie.


Qu’est-ce que la Communion spirituelle ?

La Communion spirituelle est un grand désir de s’unir sacramentellement à Jésus-Christ, en disant, par exemple : " Mon Seigneur Jésus-Christ, je désire de tout mon coeur de m’unir à Vous maintenant et pour toute l’éternité " et en faisant les mêmes actes qu’on fait avant et après la Communion sacramentelle.


La récitation du Rosaire ou d’autres prières pendant la sainte Messe empêche-t-elle de l’entendre avec fruit ?

La récitation de ces prières n’empêche pas d’entendre la Messe avec fruit, pourvu qu’on tâche le plus possible de suivre les cérémonies du saint sacrifice.


Fait-on bien de prier aussi pour les autres en assistant à la sainte Messe ?

On fait bien de prier aussi pour les autres en assistant à la sainte Messe, et même le temps de la sainte Messe est le meilleur pour prier à l’intention des vivants et des morts.


Que faudrait-il faire quand la Messe est finie ?

Quand la Messe est finie, il faudrait remercier Dieu de la grâce qu’il nous a faite en nous donnant d’assister à ce grand sacrifice, et lui demander pardon des fautes que nous avons commises en y assistant.
 
 


 

Repost 0
19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 00:20
Chapitre 6:La pénitence.


 

1. La pénitence en général.


Qu’est-ce que le sacrement de Pénitence ?

La Pénitence, appelée aussi Confession, est le sacrement institué par Jésus-Christ pour remettre les péchés commis après le Baptême.


Pourquoi donne-t-on à ce sacrement le nom de Pénitence ?

On donne à ce sacrement le nom de Pénitence, parce que, pour obtenir le pardon des péchés, il est nécessaire de les détester avec repentir, et parce que celui qui a commis une faute doit se soumettre à la peine que le prêtre impose.


Pourquoi ce sacrement est-il aussi appelé Confession ?

Ce sacrement est aussi appelé Confession parce que, pour obtenir le pardon des péchés, il ne suffit pas de les détester, mais il est nécessaire de les accuser au prêtre, c’est-à-dire d’en faire la confession.


Quand est-ce que Jésus-Christ a institué le sacrement de Pénitence ?

Jésus-Christ a institué le sacrement de Pénitence le jour de sa Résurrection, quand, entré dans le cénacle, il donna solennellement à ses Apôtres le pouvoir de remettre les péchés.


Comment Jésus-Christ donna-t-il à ses Apôtres le pouvoir de remettre les péchés ?

Jésus-Christ donna à ses Apôtres le pouvoir de remettre les péchés en soufflant sur eux et en leur disant : " Recevez le Saint-Esprit : les péchés de ceux à qui vous les remettrez seront remis et les péchés de ceux à qui vous les retiendrez, seront retenus ".


Quelle est la matière du sacrement de Pénitence ?

On distingue pour le sacrement de Pénitence la matière éloignée et la matière prochaine.

La matière éloignée est constituée par les péchés que le pénitent a commis après le Baptême.

La matière prochaine, ce sont les actes du pénitent, c’est-à-dire la contrition, l’accusation et la satisfaction.


Quelle est la forme du sacrement de Pénitence ?

La forme du sacrement de Pénitence est celle-ci : " Je t’absous de tes péchés ".


Quel est le ministre du sacrement de Pénitence ?

Le ministre du sacrement de Pénitence est le prêtre approuvé par l’Evêque pour entendre les confessions.


Pourquoi avez-vous dit que le prêtre doit être approuvé par l’Evêque ?

Le prêtre doit être approuvé et autorisé par l’Evêque pour entendre les confessions parce que, pour administrer validement ce sacrement, il ne suffit pas d’avoir le pouvoir d’ordre, mais il est nécessaire d’avoir aussi le pouvoir de juridiction, c’est-à-dire la puissance de juger, qui doit être donnée par l’Evêque.


Combien y a-t-il de parties dans le sacrement de Pénitence ?

Les parties du sacrement de Pénitence sont : la contrition, la confession et la satisfaction du pénitent, et l’absolution du prêtre.


Qu’est-ce que la contrition ou douleur des péchés ?

La contrition on douleur des péchés est un déplaisir de l’âme, par lequel on déteste les péchés commis et on se propose de n’en plus commettre à l’avenir.


Que veut dire le mot contrition ?

Le mot contrition veut dire broiement, brisement, comme quand une pierre est écrasée et réduite en poussière.


Pourquoi donne-t-on le nom de contrition à la douleur des péchés ?

On donne le nom de contrition à la douleur des péchés pour signifier que le coeur endurci du pécheur est en quel que sorte broyé par la douleur d’avoir offensé Dieu.


En quoi consiste la confession des péchés ?

La confession consiste en une accusation distincte de nos péchés, faite au confesseur pour en recevoir l’absolution et la pénitence.


Pourquoi dit-on que la confession est une accusation ?

On dit que la confession est une accusation parce qu’elle ne doit pas être un récit indifférent, mais la manifestation vraie et douloureuse de nos péchés.


Qu’est-ce que la satisfaction ou pénitence ?

La satisfaction ou pénitence est une prière au une autre bonne oeuvre que le confesseur impose au pénitent en expiation de ses péchés.


Qu’est-ce que l’absolution ?

L’absolution est la sentence que le prêtre prononce au nom de Jésus-Christ pour remettre les péchés au pénitent.


Des parties du sacrement de Pénitence, quelle est la plus nécessaire ?

Des parties du sacrement de Pénitence, la plus nécessaire est la contrition, parce que sans elle on ne peut jamais obtenir le pardon des péchés, et avec elle seule, quand elle est parfaite, on peut obtenir le pardon pourvu qu’elle soit unie au désir, au moins implicite, de se confesser.
 
 

 2. Les effets et la nécessité du sacrement de Pénitence et les dispositions pour le bien recevoir.


Quels sont les effets du sacrement de Pénitence ?

Le sacrement de Pénitence confère la grâce sanctifiante par laquelle sont remis les péchés mortels et aussi les péchés véniels qu’on a confessés et dont on a le repentir ; il change la peine éternelle en peine temporelle dont une partie, plus ou moins grande selon les dispositions, est même remise ; il rend les mérites des bonnes oeuvres faites avant de commettre le péché mortel ; il donne à l’âme des secours opportuns pour ne pas retomber dans le péché et remet la conscience en paix.


Le sacrement de Pénitence est-il nécessaire à tous pour être sauvés ?

Le sacrement de Pénitence est nécessaire pour être sauvés à tous ceux qui, après le Baptême, ont commis quelque péché mortel.


Est-il bon de se confesser souvent ?

Il est très bon de se confesser souvent parce que le sacrement de Pénitence non seulement efface les péchés, mais encore donne les grâces nécessaires pour les éviter à l’avenir.


Le sacrement de Pénitence a-t-il la vertu de remettre tous les péchés, si nombreux et si grands qu’ils soient ?

Le sacrement de Pénitence a la vertu de remettre tous les péchés, si nombreux et si grands qu’ils soient, pourvu qu’on le reçoive avec les dispositions requises.


Combien faut-il de choses pour faire une bonne confession ?

Pour faire une bonne confession, il faut cinq choses :

1 l’examen de conscience ;

2 la douleur d’avoir offensé Dieu ;

3 la résolution de ne plus pécher ;

4 l’accusation de ses péchés ;

5 la satisfaction ou pénitence.


Que devons-nous faire avant tout pour nous bien confesser ?

Pour nous bien confesser, nous devons, avant tout, prier de tout coeur le Seigneur de nous donner la lumière pour connaître tous nos péchés et la force de les détester.
 
 

§ 3. L’examen.

Qu’est-ce que l’examen de conscience ?

L’examen de conscience est une recherche attentive des péchés qu’on a commis depuis la dernière confession bien faite.


Comment se fait l’examen de conscience ?

L’examen de conscience se fait en cherchant soigneusement à se rappeler devant Dieu tous les péchés non encore confessés et qu’on a commis en pensées, paroles, actions et omissions, contre les commandements de Dieu et de l’Eglise et contre les obligations de son état.


Sur quelles autres choses devons-nous nous examiner ?

Nous devons encore nous examiner sur les mauvaises habitudes et les occasions de péché.

Dans l’examen devons-nous rechercher aussi le nombre des péchés ?

Dans l’examen, nous devons aussi rechercher le nombre des péchés mortels.


Que faut-il pour qu’un Péché soit mortel ?

Pour qu’un péché soit mortel, il faut trois choses : matière grave, pleine advertance et parfait consentement de la volonté.


Quand est-ce qu’il y a matière grave ?

Il y a matière grave quand il s’agit d’une chose notablement contraire à la loi de Dieu et de l’Eglise.


Quand est-ce qu’il y a, en péchant, pleine advertance ou connaissance ?

Il y a, en péchant, pleine advertance ou connaissance, quand on connaît parfaitement qu’on fait un mal grave.


Quand est-ce que, dans le péché, il y a parfait consentement de la volonté ?

Il y a, dans le péché, parfait consentement de la volonté quand on veut délibérément faire une chose, bien qu’on sache qu’elle est coupable.


Quel soin faut-il apporter à l’examen de conscience ?

Il faut apporter à l’examen de conscience le soin qu’on apporterait à une affaire de grande importance.


Combien de temps doit-on employer à l’examen ?

On doit employer à l’examen de conscience plus ou moins de temps selon le besoin, c’est-à-dire selon le nombre et la qualité des péchés qui chargent la conscience et selon le temps écoulé depuis la dernière confession bien faite.


Comment peut-on rendre plus facile l’examen pour la confession ?

On rend plus facile l’examen pour la confession en faisant chaque soir l’examen de conscience sur les actions de la journée.
 
 

§ 4. La douleur.


Qu’est-ce que la douleur des péchés ?

La douleur des péchés consiste en un déplaisir et une sincère détestation de l’offense faite à Dieu.


Combien y a-t-il de sortes de douleur ?

Il y a deux sortes de douleur :

la douleur parfaite ou de contrition ;

la douleur imparfaite ou d’attrition.


Qu’est-ce que la douleur parfaite ou de contrition ?

La douleur parfaite est le déplaisir d’avoir offensé Dieu parce qu’il est infiniment bon et digne par lui-même d’être aimé.


Pourquoi appelez-vous parfaite la douleur de contrition ?

J’appelle parfaite la douleur de contrition pour deux raisons :

1 parce qu’elle regarde exclusivement la bonté de Dieu et non pas notre avantage ou notre détriment ;

2 parce qu’elle nous fait obtenir immédiatement le pardon des péchés, tout en nous laissant l’obligation de nous confesser.


La douleur parfaite nous obtient donc le pardon des péchés indépendamment de la confession ?

La douleur parfaite ne nous obtient pas le pardon des péchés indépendamment de la confession, parce qu’elle implique toujours la volonté de se confesser.



Pourquoi la douleur parfaite ou contrition produit-elle cet effet de nous remettre en état de grâce ?

La douleur parfaite ou contrition, produit cet effet, parce qu’elle naît de la charité qui ne peut se trouver dans l’âme en même temps que le péché mortel.


Qu’est-ce que la douleur imparfaite ou d’attrition ?

La douleur imparfaite ou d’attrition est celle par laquelle nous nous repentons d’avoir offensé Dieu comme notre souverain Juge, c’est-à-dire par crainte des châtiments mérités en cette vie ou en l’autre, ou à cause de la laideur même du péché.


Quelles qualités doit avoir la douleur pour être bonne ?

La douleur, pour être bonne, doit avoir quatre qualités : elle doit être intérieure, surnaturelle, souveraine et universelle.


Qu’entendez-vous en disant que la douleur doit être intérieure ?

J’entends qu’elle doit être dans le coeur et dans la volonté, et non pas seulement dans les paroles.


Pourquoi la douleur doit-elle être intérieure ?

La douleur doit être intérieure parce que la volonté qui s’est éloignée de Dieu par le péché doit revenir à Dieu en détestant le péché commis.


Qu’entendez-vous en disant que la douleur doit être surnaturelle ?

J’entends qu’elle doit être excitée en nous par la grâce de Dieu et conçue pour des motifs de foi.


Pourquoi la douleur doit-elle être surnaturelle ?

La douleur doit être surnaturelle parce qu’elle tend vers un but surnaturel, c’est-à-dire le pardon de Dieu, l’acquisition de la grâce sanctifiante et le droit à la gloire éternelle.


Expliquez mieux la différence entre la douleur surnaturelle et la douleur naturelle ?

Celui qui se repent parce qu’il a offensé un Dieu infiniment bon et digne par lui-même d’être aimé, parce qu’il a perdu le paradis et mérité l’enfer, ou à cause de la malice intrinsèque du péché, a une douleur surnaturelle, parce que ce sont là des motifs de foi.

Celui, au contraire, qui se repentirait seulement à cause du déshonneur ou des châtiments qu’il s’est attirés de la part des hommes, ou à cause de quelque préjudice purement temporel, aurait une douleur naturelle, parce qu’il se repentirait seulement pour des motifs humains.


Pourquoi la douleur doit-elle être souveraine ?

La douleur doit être souveraine parce que nous devons regarder et haïr le péché comme le plus grand de tous les maux, puisqu’il offense Dieu, le souverain Bien.


Il est peut-être nécessaire que la douleur des péchés se manifeste par des pleurs comme on le fait dans les malheurs de cette vie ?

Non, il n’est pas nécessaire que matériellement on manifeste par des pleurs sa douleur des péchés, mais il suffit qu’en son coeur on fasse plus de cas d’avoir offensé Dieu que de tout autre malheur.


Qu’entendez-vous en disant que la douleur doit être universelle ?

Je veux dire qu’elle doit s’étendre à tous les péchés mortels commis.


Pourquoi la douleur doit-elle s’étendre à tous les péchés mortels commis ?

Parce que celui qui garde même un seul péché mortel sans s’en repentir reste l’ennemi de Dieu.


Que devons-nous faire pour avoir la douleur de nos péchés ?

Pour avoir la douleur de nos péchés, nous devons la demander à Dieu du fond du coeur et l’exciter en nous par la considération du grand mal que nous avons fait en péchant.


Comment ferez-vous pour vous exciter à détester vos péchés ?

Pour m’exciter à détester mes péchés :

1 je considérerai la rigueur de la justice infinie de Dieu, et la laideur du péché qui a souillé mon âme et m’a rendu digne des peines éternelles de l’enfer ;

2 je considérerai que j’ai perdu la grâce et l’amitié divine, mon titre d’enfant de Dieu et le droit au céleste héritage ;

3 que j’ai offensé mon Rédempteur mort pour moi et que mes péchés ont été la cause de sa mort ;

4 que j’ai méprisé mon Créateur, mon Dieu ; que je me suis détourné de Lui, mon Souverain Bien, digne d’être aimé par dessus tout et servi fidèlement.


Devons-nous avoir grand soin, quand nous allons nous confesser, d’avoir une vraie douleur de nos péchés ?

Quand nous allons nous confesser, nous devons certainement avoir grand soin d’avoir une vraie douleur de nos péchés, parce que c’est la chose la plus importante de toutes, et que, si la douleur manque, la confession est nulle.


Celui qui ne confesse que des péchés véniels doit-il avoir la douleur de tous ?

Quand on ne confesse que des péchés véniels, pour que la confession soit valide, il suffit qu’on ait le repentir de quelques uns ; mais pour obtenir le pardon de tous, il est nécessaire qu’on se repente de tous ceux qu’on reconnaît avoir commis.


Celui qui, ne confessant que des péchés véniels, ne se repent pas même d’un seul, fait-il une bonne confession ?

Celui qui, ne confessant que des péchés véniels, ne se repent pas même d’un seul, fait une confession nulle ; de plus, cette confession est sacrilège, si c’est avec advertance qu’il manque de douleur.


Que convient-il de faire pour rendre plus sûre une confession où on n’accuse que des péchés véniels ?

Pour rendre plus sûre une confession où on n’accuse que des péchés véniels, il est prudent d’accuser en outre, avec une vraie douleur, quelque péché plus grave de la vie passée, bien qu’il ait été déjà accusé d’autres fois.


Est-il bon de faire souvent l’acte de contrition ?

Il est bon et très utile de faire souvent l’acte de contrition, surtout avant de se coucher et quand on s’aperçoit qu’on est tombé dans un péché mortel ou qu’on en a un doute, afin de se remettre au plus vite en état de grâce. C’est surtout utile pour obtenir plus facilement de Dieu la grâce de faire le même acte quand on en aura le plus de besoin, c’est-à-dire quand on sera en danger de mort.
 
 

§ 5. Le bon propos.


En quoi consiste le bon propos ?

Le bon propos consiste en une volonté résolue de ne jamais plus commettre le péché et d’employer tous les moyens nécessaires pour le fuir.


Quelles qualités doit avoir cette résolution pour être un bon propos ?

Pour être un bon propos, cette résolution doit avoir principalement trois qualités ; elle doit être absolue, universelle et efficace.


Qu’entendez-vous en disant : le bon propos doit être absolu ?

J’entends que le bon propos doit être sans aucune condition de temps, de lieu ou de personne.


Qu’entendez-vous en disant : le bon propos doit être universel ?

En disant : le bon propos doit être universel, j’entends que nous devons avoir la volonté de fuir tous les péchés mortels, autant ceux que nous avons déjà commis que tous les autres que nous pourrions commettre.


Qu’entendez-vous en disant : le bon propos doit être efficace ?

En disant : le bon propos doit être efficace, j’entends qu’il faut avoir une volonté résolue à perdre tout plutôt que de commettre un nouveau péché, à fuir les occasions dangereuses de pécher, à détruire les mauvaises habitudes, et à accomplir toutes les obligations contractées en conséquence de nos péchés.


Qu’entend-on par mauvaise habitude ?

Par mauvaise habitude, on entend la disposition acquise à tomber facilement dans les péchés auxquels nous nous sommes accoutumés.


Que doit-on faire pour corriger les mauvaises habitudes ?

Pour corriger les mauvaises habitudes, nous devons veiller sur nous, prier beaucoup, nous confesser fréquemment, avoir un bon directeur, n’en pas changer, et mettre en pratique les conseils et les remèdes qu’il nous propose.


Qu’entend-on par occasions dangereuses de pécher ?

Par occasions dangereuses de pécher on entend toutes les circonstances de temps, de lieu, de personnes ou de choses qui, de leur nature ou à cause de notre fragilité, nous portent à commettre le péché.


Sommes-nous gravement obligés de fuir toutes les occasions dangereuses ?

Nous sommes gravement obligés de fuir les occasions dangereuses qui, ordinairement, nous portent à commettre le péché mortel et qu’on appelle les occasions prochaines du péché.


Que doit faire celui qui ne peut pas fuir quelque occasion de péché ?

Celui qui ne peut pas fuir quelque occasion de péché doit le dire à son confesseur et s’en tenir à ses conseils.


Quelles considérations aident à nous porter au bon propos ?

Ce seront les mêmes considérations qui nous aident à nous exciter à la douleur, c’est-à-dire la crainte de la justice de Dieu et l’amour de son infinie bonté.
 
 

§ 6. L’accusation des péchés au confesseur.


Après vous être bien disposé à la confession par l’examen, la douleur et le bon propos, que ferez-vous ?

Après m’être bien disposé à la confession par l’examen, la douleur et le bon propos, j’irai faire au confesseur l’accusation de mes péchés pour en avoir l’absolution.


De quels péchés sommes-nous obligés de nous confesser ?

Nous sommes obligés de nous confesser de tous les péchés mortels, mais il est bon de confesser aussi les véniels.


Quelles qualités doit avoir l’accusation des péchés ou confession ?

Les principales qualités que doit avoir l’accusation des péchés sont au nombre de cinq : elle doit être humble, entière, sincère, prudente et brève.


Que signifient ces mots : l’accusation doit être humble ?

Ils signifient que le pénitent doit s’accuser devant son confesseur sans arrogance dans l’esprit ou les paroles, mais avec le sentiment d’un coupable qui reconnaît sa faute et comparaît devant le juge.


Que signifient ces mots : l’accusation doit être entière ?

Ils signifient qu’on doit manifester, avec leurs circonstances et leur nombre, tous les péchés mortels commis depuis la dernière confession bien faite, et dont on a conscience.


Quelles circonstances doit-on manifester pour que l’accusation soit entière ?

Pour que l’accusation soit entière, on doit manifester les circonstances qui changent l’espèce du péché.


Quelles sont les circonstances qui changent l’espèce du péché ?

Les circonstances qui changent l’espèce du péché sont :

1 celles par lesquelles une action coupable de vénielle devient mortelle ;

2 celles par lesquelles une action coupable contient la malice de deux ou plusieurs péchés mortels.


Donnez-moi un exemple d’une circonstance qui fasse devenir mortel un péché véniel ?

Celui qui, pour s’excuser, ferait un mensonge d’où résulterait un grave dommage pour le prochain devrait manifester cette circonstance qui, d’officieux rend le mensonge gravement pernicieux.


Donnez-moi maintenant un exemple d’une circonstance par laquelle une même action coupable contient la malice de deux ou plusieurs péchés ?

Celui qui aurait dérobé une chose sacrée devrait accuser cette circonstance qui ajoute au vol la malice du sacrilège.


Si on n’était pas certain d’avoir commis un péché, devrait-on s’en accuser ?

Si on n’était pas certain d’avoir commis un péché, on ne serait pas obligé de s’en confesser : et si on voulait l’accuser, on devrait ajouter que l’on n’est pas certain de l’avoir commis.


Que doit faire celui qui ne se rappelle pas exactement le nombre de ses péchés ?

Celui qui ne se rappelle pas exactement le nombre de ses péchés, doit en accuser le nombre approximatif.


Celui qui, par oubli, a tu un péché mortel ou une circonstance nécessaire, a-t-il fait une bonne confession ?

Celui qui, par pur oubli, a tu un péché mortel ou une circonstance nécessaire, a fait une bonne confession, pourvu qu’il ait apporté à s’en rappeler tout le soin qu’il devait.


Si un péché mortel oublié en confession revient ensuite à l’esprit, sommes-nous obligés de nous en accuser dans une autre confession ?

Si un péché mortel oublié en confession revient ensuite à l’esprit, nous sommes certainement obligés de l’accuser la première fois que nous allons nous confesser.


Quelle faute commet celui qui, par honte ou par quelque autre motif coupable, cache volontairement un péché mortel en confession ?

Celui qui, par honte ou pour quelque autre motif coupable, cache volontairement un péché mortel en confession, profane le sacrement et se rend par suite coupable d’un très grave sacrilège.


Que doit faire, pour mettre ordre à sa conscience, celui qui a caché volontairement quelque péché mortel en confession ?

Celui qui a caché volontairement quelque péché mortel en confession, doit faire connaître au confesseur le péché qu’il a caché, dire dans combien de confessions il l’a caché et refaire toutes les confessions depuis la dernière qui fut bien faite.


Quelles considérations doit faire celui qui serait tenté de cacher quelque péché en confession ?

Celui qui serait tenté de cacher quelque péché grave en confession doit considérer :

1 qu’il n’a pas eu honte de pécher en présence de Dieu qui voit tout ;

2 qu’il vaut mieux manifester ses péchés en secret à un confesseur que de vivre toujours inquiet, dans le péché, de faire une mort malheureuse et d’être couvert de confusion devant tout le monde au jugement général ;

3 que le confesseur est obligé au secret sacramentel, qu’il ne peut violer sans commettre un très grave péché et sans s’exposer aux peines temporelles et éternelles les plus sévères.


Que signifient ces mots : l’accusation doit être sincère ?

Ils signifient qu’il faut déclarer ses péchés tels qu’ils sont, sans les excuser, les diminuer ou les augmenter.


Que signifient ces mots : la confession doit être prudente ?

Ils signifient qu’en confessant nos péchés nous devons employer les termes les plus modestes, et que nous devons nous bien garder de découvrir les péchés des autres.


Que signifient ces mots : la confession doit être brève ?

Ils signifient que nous ne devons dire au confesseur rien d’inutile.


N’est il pas pénible de devoir confesser ses péchés à un autre, surtout si ces péchés sont très déshonorants ?

Bien qu’il puisse être pénible de confesser ses péchés à un autre, il faut le faire, parce que c’est de précepte divin et qu’on ne peut obtenir autrement le pardon des péchés commis ; et de plus parce que la difficulté qu’on éprouve à se confesser est compensée par de nombreux avantages et de grandes consolations.
 
 

7. La manière de se confesser.


Comment vous présenterez-vous au confesseur ?

Je m’agenouillerai aux pieds du confesseur et je dirai : " Bénissez-moi, mon Père, parce que j’ai péché ".


Que ferez-vous pendant que le confesseur vous donnera la bénédiction ?

Je m’inclinerai humblement pour la recevoir, et je ferai le signe de la Croix.


Quand on a fait le signe de la Croix, que doit-on dire ?

Quand on a fait le signe de la Croix on doit dire : " Je me confesse à Dieu tout-puissant, à la Bienheureuse Vierge Marie, à tous les Saints et à vous, mon Père spirituel, parce que j’ai péché ".


Et ensuite, que faut-il dire ?

Ensuite il faut dire : " Je me suis confessé depuis tant de temps ; par la grâce de Dieu j’ai reçu l’absolution, j’ai fait la pénitence, et j’ai fait la sainte Communion ". Ensuite on accuse ses péchés.


Quand vous avez fini l’accusation de vos péchés, que ferez-vous ?

Quand j’aurai fini l’accusation de mes péchés, je dirai : " Je m’accuse encore de tous les péchés de la vie passée, spécialement contre telle ou telle vertu, ( par exemple contre la pureté, contre le quatrième commandement, etc.) ".


Après cette accusation, que doit-on dire ?

On doit dire : " de tous ces péchés et de tous ceux que j’ai oubliés, je demande pardon à Dieu de tout mon coeur ; et à vous, mon Père spirituel, je demande la pénitence et l’absolution ".


Quand on a ainsi terminé l’accusation des péchés, que reste-t-il à faire ?

Quand on a terminé l’accusation des péchés, il faut écouter avec respect ce que dira le confesseur ; recevoir la pénitence avec une volonté sincère de l’accomplir ; et, pendant qu’il donnera l’absolution, renouveler dans son coeur l’acte de contrition.


Une fois l’absolution reçue, que reste-t-il à faire ?

L’absolution reçue, il faut remercier le Seigneur ; faire au plus tôt la pénitence ; et mettre en pratique les avis du confesseur.
 
 

8. L’absolution.


Les confesseurs doivent-ils toujours donner l’absolution à ceux qui se confessent ?

Les confesseurs ne doivent donner l’absolution qu’à ceux qu’ils jugent bien disposés à la recevoir.


Les confesseurs peuvent-ils quelquefois différer ou refuser l’absolution ?

Non seulement les confesseurs peuvent, mais ils doivent différer ou refuser l’absolution dans certains cas, pour ne pas profaner le sacrement.


Quels sont les pénitents qu’on doit considérer comme mal disposés et à qui l’on doit ordinairement refuser ou différer l’absolution ?

Les pénitents qu’on doit considérer comme mal disposés sont principalement :

1 ceux qui ne connaissent pas les principaux mystères de la foi, ou qui négligent de s’instruire des principaux points de la Doctrine chrétienne qu’ils sont obligés de savoir selon leur état ;

2 ceux qui sont gravement négligents à faire leur examen de conscience et qui ne donnent pas des signes de douleur et de repentir.

3 ceux qui, le pouvant, ne veulent pas restituer le bien d’autrui qu’ils ont pris ou rétablir la réputation qu’ils ont enlevée ;

4 ceux qui ne pardonnent pas du fond du coeur à leurs ennemis ;

5 ceux qui ne veulent pas employer les moyens nécessaires pour se corriger de leurs mauvaises habitudes ;

6 ceux qui ne veulent pas fuir les occasions prochaines de péché.


N’y a-t-il pas trop de rigueur de la part du confesseur à différer l’absolution au pénitent qu’il ne croit pas encore bien disposé ?

Non, il n’y a pas trop de rigueur de la part du confesseur à différer l’absolution au pénitent qu’il ne croit pas encore bien disposé ; c’est au contraire de la charité : il agit comme un bon médecin qui essaie de tous les remèdes même désagréables et douloureux, pour sauver la vie du malade.


Le pécheur à qui on diffère ou refuse l’absolution devra-t-il se désespérer ou s’éloigner tout à fait de la confession ?

Le pécheur à qui on diffère ou refuse l’absolution ne doit pas se désespérer ni s’éloigner tout à fait de la confession ; mais il doit s’humilier, reconnaître son état déplorable, profiter des bons conseils que lui donne le confesseur, et ainsi se mettre le plus tôt possible en état de mériter l’absolution.


Que doit faire le pénitent par rapport au choix du confesseur ?

Un vrai pénitent doit se recommander beaucoup à Dieu pour le choix d’un confesseur pieux, instruit et prudent ; puis il doit se remettre entre ses mains et se soumettre à lui comme à son juge et son médecin.
 
9. La satisfaction ou pénitence.


Qu’est-ce que la satisfaction ?

La satisfaction, qu’on appelle aussi pénitence sacramentelle, est un des actes du pénitent par lequel il donne une certaine compensation à la Justice divine pour les péchés commis, en accomplissant les oeuvres que lui impose le confesseur.


Le pénitent est-il obligé d’accepter la pénitence que lui impose le confesseur ?

Le pénitent est obligé d’accepter la pénitence que lui impose le confesseur, s’il peut la faire ; et s’il ne peut pas la faire, il doit le lui dire humblement et lui en demander une autre.


Quand doit-on faire la pénitence ?

Si le confesseur n’a pas prescrit un temps déterminé, on doit la faire au plus tôt et tâcher de la faire en état de grâce.


Comment doit-on faire la pénitence ?

On doit faire la pénitence en son entier et avec dévotion.


Pourquoi dans la confession impose-t-on une pénitence ?

on impose une pénitence parce que, ordinairement, après l’absolution sacramentelle qui remet la faute et la peine éternelle, il reste une peine temporelle à payer en ce monde ou dans le purgatoire.


Pour quelle raison Notre Seigneur a-t-il voulu dans le sacrement de Baptême remettre toute la peine due aux péchés, et non dans le Sacrement de Pénitence ?

Notre Seigneur a voulu dans le sacrement de Baptême remettre toute la peine due aux péchés et non dans le sacrement de Pénitence, parce que les péchés après le Baptême sont beaucoup plus graves, étant commis avec plus de connaissance et d’ingratitude pour les bienfaits de Dieu ; et aussi afin que l’obligation de satisfaire pour ces péchés soit un frein qui empêche d’y retomber.


Pouvons-nous par nous-mêmes satisfaire à Dieu ?

Non, par nous-mêmes, nous ne pouvons pas satisfaire à Dieu ; mais nous le pouvons en nous unissant à Jésus-Christ qui, par le mérite de sa passion et de sa mort, donne de la valeur à nos actes.


La pénitence que donne le confesseur suffit-elle toujours à effacer la peine qui reste due pour les péchés ?

La pénitence que donne le confesseur ne suffit pas ordinairement à payer toute la peine due pour les péchés ; aussi il faut tâcher d’y suppléer par d’autres pénitences volontaires.


Quelles sont les oeuvres de pénitence ?

Les oeuvres de pénitence peuvent se réduire à trois espèces : la prière, le jeûne, l’aumône.


Qu’entendez-vous par prière ?

J’entends par prière toute sorte d’exercices de piété.


Qu’entend-on par jeûne ?

On entend par jeûne toute sorte de mortifications.


Qu’entend-on par aumône ?

On entend par aumône toute oeuvre de miséricorde spirituelle et corporelle.


Quelle pénitence est la plus méritoire, celle que donne le confesseur ou celle que nous nous imposons de nous-mêmes ?

La pénitence que nous donne le confesseur est la plus méritoire, parce que, faisant partie du sacrement, elle reçoit une plus grande efficacité des mérites de la passion de Jésus-Christ.


Ceux qui meurent après avoir reçu l’absolution mais avant d’avoir pleinement satisfait à la justice de Dieu, vont-ils tout droit en paradis ?

Non, ils vont en purgatoire pour y satisfaire à la justice de Dieu et se purifier entièrement.


Pouvons-nous soulager dans leurs peines les âmes en purgatoire ?

Oui, les âmes qui sont en purgatoire peuvent être soulagées par les prières, les aumônes, toutes les autres bonnes oeuvres, par les indulgences, et surtout par le saint sacrifice de la Messe.


Outre la pénitence, que doit encore faire le pénitent après la confession ?

Le pénitent, après la confession, outre la pénitence, s’il a injustement fait tort au prochain dans ses biens ou son honneur, ou s’il lui a donné du scandale, doit au plus tôt et autant qu’il est possible, lui restituer les biens, rétablir son honneur et réparer le scandale.


Comment peut-on réparer le scandale qu’on a causé ?

On peut réparer le scandale qu’on a causé en faisant cesser l’occasion, et en édifiant par ses paroles et ses bons exemples ceux qu’on a scandalisés.


De quelle manière devra-t-on satisfaire au prochain si on l’a offensé ?

On devra satisfaire au prochain qu’on a offensé, en lui demandant pardon on en lui faisant quelque autre réparation convenable.


Quels fruits produit en nous une bonne confession ?

Une bonne confession :

1 nous remet les péchés commis et nous donne la grâce de Dieu ;

2 nous rend la paix et le repos de la conscience ;

3 nous rouvre les portes du paradis et change la peine éternelle de l’enfer en peine temporelle ;

4 nous préserve des rechutes et nous rend capables de gagner les indulgences.
 
 

§ 10. Les indulgences.


Qu’est-ce que l’indulgence ?

L’indulgence est la rémission de la peine temporelle due aux péchés déjà pardonnés quant à la faute ; rémission que l’Eglise nous accorde en dehors du sacrement de Pénitence.


De qui l’Eglise a-t-elle reçu le pouvoir d’accorder les indulgences ?

L’Eglise a reçu de Jésus-Christ le pouvoir d’accorder les indulgences.


Comment l’Eglise nous remet-elle la peine temporelle par les indulgences ?

L’Eglise nous remet la peine temporelle par les indulgences, en nous appliquant les satisfactions surabondantes de Jésus-Christ de la très sainte Vierge et des Saints qui forment ce qu’on appelle le trésor de l’Eglise.


Qui a le pouvoir d’accorder les indulgences ?

Le pouvoir d’accorder les indulgences appartient au Pape seul pour toute l’Eglise, et à l’Evêque dans son diocèse, dans la mesure où le Pape le lui a concédé.


Combien y a-t-il d’espèces d’indulgences ?.

Il y a deux espèces d’indulgences : l’indulgence plénière et l’indulgence partielle.


Qu’est-ce que l’indulgence plénière ?

L’indulgence plénière est celle qui remet toute la peine temporelle due pour nos péchés.

Si donc quelqu’un mourait après avoir reçu cette indulgence, il irait tout droit au paradis, échappant absolument aux peines du purgatoire.


Qu’est-ce que l’indulgence partielle ?

L’indulgence partielle est celle qui ne remet qu’une partie de la peine temporelle due pour nos péchés.


Qu’entend faire l’Eglise en accordant les indulgences ?

En accordant les indulgences, l’Eglise entend venir en aide à notre incapacité d’expier en ce monde toute la peine temporelle en nous faisant obtenir par des oeuvres de piété et de charité chrétienne ce que, dans les premiers siècles, elle faisait obtenir par la rigueur des canons pénitentiels.


Qu’entend-on par indulgence de quarante jours, de cent jours, de sept ans, et autres expressions semblables ?

Par indulgence de quarante jours, de cent jours, de sept ans et autres expressions semblables, on entend la rémission de la peine temporelle qu’on aurait obtenue par quarante jours, cent jours, sept ans, de la pénitence publique établie anciennement dans l’Eglise.


Quel cas devons-nous faire des indulgences ?

Nous devons faire un très grand cas des indulgences parce que, par elles, on satisfait à la justice de Dieu et on obtient plus vite et plus facilement la possession du ciel.


Quelles sont les conditions requises pour gagner les indulgences ?

Les conditions requises pour gagner les indulgences sont :

l l’état de grâce (au moins dans la dernière des oeuvres qu’on accomplit) et l’exemption même des péchés, véniels, dont on veut effacer la peine ;

2 l’accomplissement des oeuvres que prescrit l’Eglise pour obtenir l’indulgence

3 l’intention de la gagner.


Les indulgences peuvent-elles aussi être appliquées aux âmes du purgatoire ?

Oui, les indulgences peuvent être appliquées aux âmes du purgatoire quand celui qui les accorde déclare qu’on peut les leur appliquer.


Qu’est-ce que le Jubilé ?

Le Jubilé, concédé ordinairement tous les vingt-cinq ans, est une indulgence plénière à laquelle sont joints beaucoup de privilèges et de concessions particulières, comme de pouvoir obtenir l’absolution de certains péchés réservés et des censures, et la commutation de certains voeux.
 
 

Chapitre 7:L’Extrême-onction


Qu’est-ce que le sacrement d’Extrême-onction ?

L’Extrême-onction est le sacrement institué pour le soulagement spirituel et même corporel des malades en danger de mort.


Quels effets produit le sacrement d’Extrême-onction ?

Le sacrement d’Extrême-onction produit les effets suivants :

1 il augmente la grâce sanctifiante ;

2 il efface les péchés véniels et même les péchés mortels que le malade repentant ne pourrait plus confesser ;

3 il enlève cette faiblesse et cette langueur pour le bien qui restent même après avoir obtenu le pardon des péchés ;

4 il donne la force de supporter le mal avec patience, de résister aux tentations et de mourir saintement ;

5 il aide à recouvrer la santé du corps, si c’est utile au salut de l’âme.


A quel moment doit-on recevoir l’Extrême-onction ?

On doit recevoir l’Extrême-onction quand la maladie est dangereuse et que le malade a reçu, si c’est possible, les sacrements de Pénitence et d’Eucharistie ; même il est bon de la recevoir quand on est encore en pleine connaissance et qu’on garde quelque espoir de vie.


Pourquoi est-il bon de recevoir l’Extrême-onction quand on est en pleine connaissance et avec quelque espoir de vie ?

Il est bon de recevoir l’Extrême-onction quand on est encore en pleine connaissance et avec quelque espoir de vie, parce que, en la recevant avec de meilleures dispositions on peut en retirer plus de fruits, et encore parce que si, pour le bien de l’âme, ce sacrement rend la santé du corps, c’est en secondant les forces de la nature et qu’il ne faut donc pas attendre que tout espoir soit perdu.


Avec quelles dispositions doit-on recevoir l’Extrême-onction ?

Les principales dispositions pour recevoir l’Extrême-onction sont :

être en état de grâce,

avoir confiance dans l’efficacité du sacrement et à la miséricorde divine,

et se résigner à la volonté de Dieu.


Quels sentiments doit éprouver le malade à la vue du prêtre ?

A la vue du prêtre, le malade doit éprouver des sentiments de reconnaissance envers Dieu pour le lui avoir envoyé ; il doit le recevoir

volontiers et demander de lui-même, s’il le peut, les secours de la religion.
 
 



Repost 0
19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 00:10
Chapitre 8:L’Ordre.


Qu’est-ce que le sacrement de l’Ordre ?

L’Ordre est le sacrement qui donne le pouvoir d’exercer les fonctions sacrées qui regardent le culte de Dieu et le salut des âmes, et qui imprime dans l’âme de celui qui le reçoit le caractère de ministre de Dieu.


Pourquoi l’appelle-t-on l’Ordre ?

On l’appelle l’Ordre, parce qu’il comporte plusieurs degrés subordonnés les uns aux autres, d’où résulte la hiérarchie sacrée.


Quels sont ces degrés ?

Le plus élevé d’entre eux est l’Episcopat qui contient la plénitude du sacerdoce ; ensuite le Presbytérat ou le simple Sacerdoce ; puis le Diaconat et les Ordres qu’on appelle Ordres mineurs.


Quand est-ce que Jésus-Christ a établi l’Ordre Sacerdotal ?

Jésus-Christ a établi l’Ordre Sacerdotal dans la dernière Cène quand il conféra aux Apôtres et à leurs successeurs le pouvoir de consacrer la très sainte Eucharistie.

Puis, le jour de sa résurrection, il leur conféra le pouvoir de remettre et de retenir les péchés, les constituant ainsi les premiers prêtres de la nouvelle loi dans toute la plénitude de leur pouvoir.


Quel est le ministre de ce sacrement ?

Le seul ministre de ce sacrement est l’Evêque.


La dignité du Sacerdoce chrétien est donc bien grande ?

La dignité du Sacerdoce chrétien est très grande en raison de la double puissance que lui a conférée Jésus-Christ sur son corps réel et sur son corps mystique qui est l’Eglise, et en raison de la divine mission confiée aux prêtres de conduire tous les hommes à la vie éternelle.


Le Sacerdoce catholique est-il nécessaire dans l’Eglise ?

Le Sacerdoce catholique est nécessaire dans l’Eglise parce que, sans lui, les fidèles seraient privés du saint sacrifice de la Messe et de la plus grande partie des sacrements ; ils n’auraient personne pour les instruire dans la foi, ils resteraient comme des brebis sans pasteur à la merci des loups, en un mot l’Eglise n’existerait plus comme Jésus-Christ l’a instituée.


Le Sacerdoce catholique ne cessera donc jamais sur la terre ?

Le Sacerdoce catholique, malgré la guerre que lui fait l’enfer, durera jusqu’à la fin des siècles, car Jésus-Christ a promis que les puissances de l’enfer ne prévaudraient jamais contre son Eglise.


Est-ce un péché de mépriser les prêtres ?

C’est un péché très grave, parce que le mépris et les injures qui s’adressent au prêtre, atteignent Jésus-Christ lui-même qui a dit à ses Apôtres : " Qui vous méprise me méprise ".


Quel doit être le but de celui qui embrasse l’état ecclésiastique ?

Le but de celui qui embrasse l’état ecclésiastique doit être uniquement la gloire de Dieu et le salut des âmes.


Qu’est-ce qui est nécessaire pour entrer dans l’état ecclésiastique ?

Pour entrer dans l’état ecclésiastique, ce qui est nécessaire avant tout, c’est la vocation divine.


Que faut-il faire pour connaître si Dieu appelle à l’état ecclésiastique ?

Pour connaître si Dieu appelle à l’état ecclésiastique, il faut :

1 prier avec ferveur Notre Seigneur de manifester quelle est sa volonté ;

2 prendre conseil de son Evêque ou d’un sage et prudent directeur ;

3 examiner avec soin si on a les aptitudes nécessaires pour les études, les fonctions et les obligations de cet état.


Celui qui entrerait dans l’état ecclésiastique sans la vocation divine ferait-il mal ?

Celui qui entrerait dans l’état ecclésiastique sans y être appelé de Dieu ferait un mal très grave et se mettrait en danger de perdition.


Les parents qui, pour des motifs humains, engagent leurs fils à embrasser sans vocation l’état ecclésiastique font-ils mal ?

Les parents qui, pour des motifs humains, engagent leurs fils à embrasser sans vocation l’état ecclésiastique commettent eux aussi une faute très grave, parce que, en cela, ils usurpent le droit que Dieu s’est réservé à lui-même de choisir ses ministres, et qu’ils mettent leur fils en péril de damnation éternelle.


Quels sont les devoirs des fidèles envers ceux qui sont appelés aux saints Ordres ?

Les fidèles doivent :

1 laisser à leurs fils et à ceux qui sont sous leur dépendance pleine liberté de suivre la vocation divine ;

2 prier Dieu qu’il daigne accorder à son Eglise de bons pasteurs et des ministres zélés ; et c’est aussi dans ce but qu’a été institué le jeûne des Quatre Temps ;

3 avoir un respect singulier pour tous ceux qui, par les Ordres, sont consacrés au service de Dieu.
 
 


Chapitre 9:Le Mariage.
 
 

1. Nature du sacrement du Mariage.


Qu’est-ce que le sacrement de Mariage ?

Le Mariage est un sacrement institué par Notre Seigneur Jésus-Christ, qui établit une union sainte et indissoluble entre l’homme et la femme et leur donne la grâce de s’aimer l’un l’autre saintement et d’élever chrétiennement leurs enfants.


Par qui le Mariage a-t-il été institué ?

Le Mariage a été institué par Dieu lui-même au paradis terrestre ; et dans le Nouveau Testament, il a été élevé par Jésus-Christ à la dignité de sacrement.


Le sacrement de Mariage a-t-il quelque signification spéciale ?

Le sacrement de Mariage signifie l’union indissoluble de Jésus-Christ avec la sainte Eglise, son épouse et notre mère très aimante.


Pourquoi dit-on que le lien du Mariage est indissoluble ?

On dit que le lien du Mariage est indissoluble ou qu’il ne peut être brisé que par la mort d’un des époux, parce que Dieu l’a établi ainsi dès le commencement et que Jésus-Christ Notre Seigneur l’a à son tour solennellement proclamé.


Dans le mariage chrétien pourrait-on séparer le contrat du sacrement ?

Non, dans le mariage entre deux chrétiens on ne peut séparer le contrat du sacrement, parce que, pour eux, le mariage n’est pas autre chose que le contrat naturel lui-même élevé par Jésus-Christ à la dignité de sacrement.

Entre les chrétiens il ne peut donc y avoir de vrai mariage sans le sacrement ?

Entre les chrétiens il ne peut y avoir de vrai mariage sans le sacrement.


Quels effets produit le sacrement de mariage ?

Le sacrement de Mariage :

1 donne un accroissement de grâce sanctifiante ;

2 confère la grâce spéciale pour remplir fidèlement tous les devoirs matrimoniaux.
 
 

2. Ministres, cérémonies et dispositions.


Quels sont les ministres de ce sacrement ?

Les ministres de ce sacrement sont les époux eux-mêmes qui, réciproquement, se confèrent et reçoivent le sacrement.


Comment est administré ce sacrement ?

Ce sacrement, conservant la nature du contrat, est administré par les époux eux-mêmes, déclarant, en présence de leur curé ou de son délégué et de deux témoins, qu’ils s’unissent par le mariage.


A quoi sert donc la bénédiction que le curé donne aux époux ?

La bénédiction que le curé donne aux époux n’est pas nécessaire pour constituer le sacrement mais elle est donnée pour sanctionner au nom de l’Eglise leur union, et pour appeler toujours davantage sur eux la bénédiction de Dieu.


Quelle intention doit avoir celui qui contracte mariage ?

Celui qui contracte mariage doit avoir l’intention :

1 de faire la volonté de Dieu qui l’appelle à cet état ;

2 d’opérer dans le mariage le salut de son âme ;

3 d’élever chrétiennement ses enfants, si Dieu lui donne d’en avoir.


Comment les époux doivent-ils se disposer pour recevoir avec fruit le sacrement du mariage ?

Les époux, pour recevoir avec fruit le sacrement de Mariage, doivent :

1 se recommander à Dieu du fond du coeur pour connaître sa volonté et obtenir de lui les grâces qui sont nécessaires dans cet état ;

2 avant de se fiancer, consulter leurs parents comme l’exigent l’obéissance et le respect qui leur sont dus ;

3 se préparer par une bonne confession et même, s’il le faut, par une confession générale de toute leur vie ;

4 éviter dans leurs rapports toute familiarité dangereuse d’actes ou de paroles.


Quelles sont les principales obligations des personnes unies par le mariage ?

Les personnes unies par le mariage doivent :

1 garder inviolablement la fidélité conjugale et se comporter toujours chrétiennement en toute chose ;

2 s’aimer l’un l’autre en se supportant mutuellement, et vivre dans la paix et la concorde ;

3 s’ils ont des enfants, penser sérieusement à les pourvoir selon le besoin, leur donner une éducation chrétienne et leur laisser la liberté de choisir l’état auquel ils sont appelés de Dieu.
 
 

3. Conditions et empêchements.


Que faut-il pour contracter validement le mariage chrétien ?

Pour contracter validement le mariage chrétien, il est nécessaire d’être libre de tout empêchement dirimant du mariage et donner librement son consentement au contrat du mariage devant son curé (ou un prêtre délégué par lui) et deux témoins.


Que faut-il pour contracter licitement le mariage chrétien ?

Pour contracter licitement le mariage chrétien, il est nécessaire d’être libre de tous les empêchements prohibants du mariage, être instruit des choses principales de la religion et être en état de grâce, car sans cela on commettrait un sacrilège.


Qu’est-ce que les empêchements de mariage ?

Les empêchements de mariage sont les diverses circonstances qui rendent le mariage invalide ou illicite.

Dans le premier cas on les appelle empêchements dirimants, dans le second, empêchements prohibants.

Donnez-moi des exemples d’empêchements dirimants ?

Sont empêchements dirimants, par exemple, la parenté naturelle jusqu’au quatrième degré, la parenté spirituelle, le voeu solennel de chasteté, la diversité de culte entre les baptisés et les non baptisés, etc...


Donnez-moi des exemples d’empêchements prohibants ?

Sont empêchements prohibants, par exemple, le temps prohibé, le voeu simple de chasteté, etc...


Les fidèles sont-ils obligés de manifester à l’autorité ecclésiastique les empêchements de mariage qu’ils connaissent ?

Les fidèles sont obligés de manifester à l’autorité ecclésiastique les empêchements de mariage qu’ils connaissent ; et c’est pour cela que les curés publient les bans.


Qui a le pouvoir d’établir des empêchements de mariage, d’en dispenser et de juger de la validité du mariage chrétien ?

Il n’y a que l’Eglise qui ait le pouvoir d’établir des empêchements et de juger de la validité du mariage entre chrétiens, comme il n’y a qu’elle qui puisse dispenser des empêchements qu’elle a établis.


Pourquoi n’y a-t-il que l’Eglise qui ait le pouvoir d’établir des empêchements et de juger de la validité du mariage ?

Il n’y a que l’Eglise qui ait le pouvoir d’établir des empêchements, de juger de la validité du mariage et de dispenser des empêchements qu’elle a établis, parce que, dans le mariage chrétien, le contrat lui-même tombe sous le pouvoir de l’Eglise à laquelle seule Jésus-Christ a donné le droit de faire des lois et de porter des décisions dans les choses saintes.


L’autorité civile peut-elle par le divorce briser le lien du mariage chrétien ?

Non, le lien du mariage chrétien ne peut être brisé par l’autorité civile, parce que celle-ci ne peut s’ingérer en matière de sacrement ni séparer ce que Dieu a uni.


Qu’est-ce que le mariage civil ?

Le mariage civil n’est autre chose qu’une pure formalité prescrite par la loi pour donner et assurer les effets civils du mariage aux époux et à leurs enfants.


Suffit-il pour un chrétien de ne faire que le mariage ou un contrat civil ?

Pour un chrétien, il ne suffit pas de ne faire que le contrat civil, parce que ce n’est pas un sacrement ni, par suite, un vrai mariage.


Dans quelle condition seraient des époux qui vivraient ensemble unis seulement par le mariage civil ?

Des époux qui vivraient ensemble unis seulement par le mariage civil seraient dans un état habituel de péché mortel, et leur union resterait toujours illégitime devant Dieu et l’Eglise.


Doit-on faire aussi le mariage civil ?

On doit faire le mariage civil, parce que, bien qu’il ne soit pas un sacrement, il sert cependant à garantir aux contractants et à leurs enfants les effets civils de la société conjugale ; et c’est pour cela que, en règle générale, l’autorité ecclésiastique ne permet le mariage religieux que lorsqu’ont été accomplies les formalités prescrites par l’autorité civile.
 
 

Repost 0
19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 00:04


CINQUIEME PARTIE:

Les principales vertus et les autres choses qu’un chrétien doit savoir.


Chapitre 1: Les principales vertus.


1. Les vertus théologales.


Qu’est-ce que la vertu surnaturelle ?

La vertu surnaturelle est une qualité que Dieu infuse dans l’âme et par laquelle on a de l’inclination, de la facilité et de la promptitude à connaître et à faire le bien par rapport à la vie éternelle.


Combien y a-t-il de vertus surnaturelles principales ?

Il y a sept vertus surnaturelles principales, savoir : trois théologales et quatre cardinales.


Quelles sont les vertus théologales ?

Les vertus théologales sont : la Foi, l’Espérance et la Charité.


Pourquoi la Foi, l’Espérance et la Charité sont-elles appelées vertus théologales ?

La Foi, l’Espérance et la Charité sont appelées vertus théologales parce qu’elles ont Dieu pour objet immédiat et principal, et que c’est Lui qui les met en nous.


Comment les vertus théologales ont-elles Dieu pour objet immédiat ?

Les vertus théologales ont Dieu pour objet immédiat parce que :

par la Foi nous croyons en Dieu et nous croyons tout ce qu’il a révélé ;

par l’Espérance nous espérons posséder Dieu ;

par la Charité nous aimons Dieu et, en Lui, nous nous aimons nous-mêmes et nous aimons le prochain.


Quand est-ce que Dieu met en notre âme les vertus théologales ?

Dieu, par sa bonté, répand en notre âme les vertus théologales quand il nous orne de la grâce sanctifiante ; ainsi quand nous avons reçu le Baptême, nous avons été enrichis de ces vertus en même temps que des dons du Saint-Esprit.


Suffit-il pour être sauvé, d’avoir reçu les vertus théologales par le Baptême ?

Pour celui qui a l’usage de la raison il ne suffit pas d’avoir reçu les vertus théologales par le Baptême, mais il est nécessaire d’en faire souvent les actes.


Quand sommes-nous obligés de faire les actes de Foi, d’Espérance et de Charité ?

Nous sommes obligés de faire les actes de Foi, d’Espérance et de Charité :

l quand nous sommes arrivés à l’usage de la raison ;

2 souvent au cours de la vie ;

3 quand nous sommes en danger de mort.
 
 

 2. La Foi.


Qu’est-ce que la Foi ?

La Foi est une vertu surnaturelle, infuse par Dieu dans notre âme, par laquelle, appuyés sur l’autorité de Dieu même, nous croyons tout ce qu’il a révélé et qu’il nous propose de croire par son Eglise.


Comment connaissons-nous les vérités révélées de Dieu ?

Nous connaissons les vérités révélées de Dieu par l’intermédiaire de la sainte Eglise qui est infaillible ; c’est-à-dire par l’intermédiaire du Pape, successeur de saint Pierre, et par l’intermédiaire des Evêques, successeurs des Apôtres, qui furent instruits par Jésus-Christ lui-même.


Sommes-nous sûrs des choses que la sainte Eglise nous enseigne ?

Nous sommes absolument certains des choses que la sainte Eglise nous enseigne, parce que Jésus-Christ a donné sa parole que l’Eglise ne se tromperait jamais.


Par quel péché perd-on, la Foi ?

On perd la Foi par la négation ou le doute volontaire, quand l’objet n’en serait même qu’un seul des articles proposés à notre croyance.


Comment recouvre-t-on la Foi perdue ?

On recouvre la Foi perdue en se repentant du péché commis et en croyant de nouveau tout ce que croit la sainte Eglise.
 
 

3. Les mystères.


Pouvons-nous comprendre toutes les vérités de la Foi ?

Non, nous ne pouvons pas comprendre toutes les vérités de la Foi, parce que quelques-unes sont des mystères.


Qu’est-ce que les mystères ?

Les mystères sont des vérités supérieures à la raison, que nous devons croire bien que nous ne puissions les comprendre.


Pourquoi devons-nous croire les mystères ?

Nous devons croire les mystères parce qu’ils ont été révélés de Dieu, qui, étant la Vérité et la Bonté infinies, ne peut ni se tromper ni nous tromper.


Les mystères sont-ils contraires à la raison ?

Les mystères sont supérieurs et non contraires à la raison ; et même la raison elle-même nous persuade de les admettre.


Pourquoi les mystères ne peuvent-ils être contraires à la raison ?

Les mystères ne peuvent être contraires à la raison parce que c’est le même Dieu qui nous a donné la lumière de la raison et qui a révélé les mystères, et qu’il ne peut se contredire lui-même.
 
 4. L’Ecriture Sainte.


Où sont contenues les vérités que Dieu a révélées ?

Les vérités que Dieu a révélées sont contenues dans l’Ecriture Sainte et dans la Tradition.


Qu’est-ce que l’Ecriture Sainte ?

L’Ecriture Sainte est la collection des livres écrits par les Prophètes et les Hagiographes, les Apôtres et les Evangélistes, sous l’inspiration du Saint-Esprit, et reçus par l’Eglise comme inspirés.


En combien de parties se divise la Sainte Ecriture ?

L’Ecriture Sainte se divise en deux parties, l’Ancien et le Nouveau Testament.


Que contient l’Ancien Testament ?

L’Ancien Testament contient les livres inspirés écrits avant la venue de Jésus-Christ.


Que contient le Nouveau Testament ?

Le Nouveau Testament contient les livres inspirés écrits après la venue de Jésus-Christ.


De quel nom appelle-t-on communément l’Ecriture Sainte ?

L’Ecriture Sainte est appelée communément la sainte Bible.


Que veut dire le mot Bible ?

Le mot Bible veut dire la collection des livres saints, le livre par excellence, le livre des livres, le livre inspiré de Dieu.


Pourquoi l’Ecriture Sainte est-elle appelée le livre par excellence ?

L’Ecriture Sainte est appelée le livre par excellence, à cause de l’excellence des matières qu’elle traite et de l’auteur qui l’a inspirée.


Ne peut-il pas y avoir d’erreur dans l’Ecriture Sainte ?

Il ne peut y avoir aucune erreur dans l’Ecriture Sainte puisque, en effet, elle est inspirée de Dieu.

L’auteur de toutes ses parties est Dieu lui-même.

Cela n’empêche pas que dans les copies et les traductions qui en ont été faites, il ne puisse s’être glissé quelques fautes ou des copistes ou des traducteurs.

Mais dans les éditions revues et approuvées par l’Eglise catholique, il ne peut y avoir d’erreur en ce qui regarde la foi ou la morale.


La lecture de la Bible est-elle nécessaire à tous les chrétiens ?

La lecture de la Bible n’est pas nécessaire à tous les chrétiens, puisqu’ils sont instruits par l’Eglise ; cependant elle est très utile et recommandée à tous.

Peut-on lire quelque traduction que ce soit de la Bible en langue vulgaire.

On peut lire les traductions de la Bible en langue vulgaire qui sont reconnues fidèles par l’Eglise catholique, et qui sont accompagnées d’explications approuvées par elle.


Pourquoi ne peut-on lire que les traductions de la Bible approuvées par l’Eglise ?

On ne peut lire que les traductions de la Bible approuvées par l’Eglise parce qu’elle seule est la légitime gardienne de la Bible.


Par qui pouvons-nous connaître le vrai sens des Saintes Ecritures ?

Nous ne pouvons connaître le vrai sens des Saintes Ecritures que par l’interprétation de l’Eglise, parce que seule elle est garantie d’erreur en cette interprétation.


Que devrait faire un chrétien à qui une Bible serait offerte par un protestant ou un émissaire des protestants ?

Un chrétien à qui une Bible serait offerte par un protestant ou un émissaire des protestants devrait la rejeter avec horreur, parce qu’elle est interdite par l’Eglise.

S’il l’avait reçue sans y faire attention, il devrait au plus tôt la jeter au feu ou la remettre à son curé.


Pourquoi l’Eglise interdit-elle les Bibles protestantes ?

L’Eglise interdit les Bibles protestantes parce que, ou bien elles sont altérées et contiennent des erreurs, ou bien, manquant de son approbation et de notes qui expliquent les sens obscurs, elles peuvent nuire à la Foi.

C’est pour cette raison encore que l’Eglise interdit même les traductions de la Sainte Ecriture qu’elle a déjà approuvées, mais qui ont été réimprimées sans des explications approuvées par elle.
 
 

5. La Tradition.


Dites-moi ce que c’est que la Tradition ?

La Tradition est la parole de Dieu qui n’est pas écrite, mais qui, communiquée de vive voix par Jésus-Christ et par les Apôtres, est parvenue sans altération de siècle en siècle jusqu’à nous par le moyen de l’Eglise.


Où sont contenus les enseignements de la Tradition ?

Les enseignements de la Tradition sont contenus principalement dans les décrets des Conciles, les écrits des saints Pères, les actes du Saint-Siège, les paroles et les usages de la Liturgie sacrée.


Quel cas faut-il faire de la Tradition ?

Il faut faire de la Tradition le même cas que de la parole de Dieu révélée que contient l’Ecriture Sainte.
 
 

6. L’Espérance.


Qu’est-ce que l’Espérance ?

L’Espérance est une vertu surnaturelle, infuse par Dieu dans notre âme, par laquelle nous désirons et nous attendons la vie éternelle que Dieu a promise à ses serviteurs, et les secours nécessaires pour l’obtenir.


Pour quel motif devons-nous espérer de Dieu le paradis et les secours nécessaires pour le gagner ?

Nous devons espérer de Dieu le paradis et les secours nécessaires pour le gagner, parce que Dieu très miséricordieux, par les mérites de Notre Seigneur Jésus-Christ, l’a promis à qui le sert de tout coeur ; et comme il est très fidèle et tout-puissant, il tient toujours ses promesses.


Quelles sont les conditions nécessaires pour obtenir le paradis ?

Les conditions nécessaires pour obtenir le paradis sont la grâce de Dieu, l’exercice des bonnes oeuvres, et la persévérance jusqu’à la mort dans son saint amour.


Comment perd-on l’Espérance ?

On perd l’Espérance toutes les fois qu’on perd la Foi.

On la perd encore par les péchés de désespoir ou de présomption.


Comment recouvre-t-on l’Espérance perdue ?

On recouvre l’Espérance perdue en se repentant du péché commis et en s’excitant de nouveau à la confiance en la bonté divine.
 
 

7. La Charité.


Qu’est-ce que la Charité ?

La Charité est une vertu surnaturelle, infuse par Dieu dans notre âme, par laquelle nous aimons Dieu pour lui-même par dessus toute chose et le prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu.


Pour quels motifs devons-nous aimer Dieu ?

Nous devons aimer Dieu parce qu’il est le souverain bien, infiniment bon et parfait.

Nous devons aussi l’aimer à cause du commandement qu’il nous en fait et des grands bienfaits que nous recevons de Lui.


Comment doit-on aimer Dieu ?

On doit aimer Dieu par dessus toutes choses, de tout son coeur, de tout son esprit, de toute son âme et de toutes ses forces.


Qu’est-ce qu’aimer Dieu par dessus toutes choses ?

Aimer Dieu par dessus toutes choses, c’est le préférer à toutes les créatures les plus chères et les plus parfaites, et être disposé à perdre tout plutôt que de l’offenser et de cesser de l’aimer.


Qu’est-ce qu’aimer Dieu de tout notre coeur ?

Aimer Dieu de tout notre coeur, c’est lui consacrer tous nos sentiments.


Qu’est-ce qu’aimer Dieu de tout notre esprit ?

Aimer Dieu de tout notre esprit, c’est diriger vers lui toutes nos pensées.


Qu’est-ce qu’aimer Dieu de toute notre âme ?

Aimer Dieu de toute notre âme, c’est lui consacrer l’usage de toutes les puissances de notre âme.


Qu’est-ce qu’aimer Dieu de toutes nos forces ?

Aimer Dieu de toutes nos forces, c’est nous efforcer de grandir toujours davantage dans son amour, et faire en sorte que toutes nos actions aient pour motif et pour fin son amour et le désir de lui plaire.


Pourquoi devons-nous aimer le prochain ?

Nous devons aimer le prochain pour l’amour de Dieu, parce qu’Il nous le commande et parce que tout homme est son image.


Sommes-nous obligés d’aimer aussi nos ennemis ?

Oui, nous sommes obligés d’aimer nos ennemis parce que, eux aussi, sont notre prochain et parce que Jésus-Christ nous en a fait un commandement formel.


Qu’est-ce qu’aimer le prochain comme soi-même ?

Aimer le prochain comme soi-même, c’est lui désirer et lui faire, autant qu’on le peut, le bien que nous devons désirer pour nous-mêmes, et ne lui désirer et ne lui faire aucun mal.


Quand est-ce que nous nous aimons comme il faut ?

Nous nous aimons comme il faut quand nous cherchons à servir Dieu et à mettre en Lui notre félicité.


Comment perd-on la Charité ?

On perd la Charité par tout péché mortel.


Comment recouvre-t-on la Charité ?

On recouvre la Charité en faisant des actes d’amour de Dieu, en se repentant et en se confessant comme il faut.
 
 

8. Les vertus cardinales


Quelles sont les vertus cardinales ?

Les vertus cardinales sont la Prudence, la Justice, la Force et la Tempérance.


Pourquoi la Prudence, la Justice, la Force et la Tempérance sont-elles appelées vertus cardinales ?

La Prudence, la Justice, la Force et la Tempérance sont appelées vertus cardinales parce qu’elles sont le pivot ( latin cardo ) et le fondement des vertus morales.


Qu’est-ce que la Prudence ?

La Prudence est la vertu qui dirige toute action vers son but légitime et cherche, par suite, les moyens convenables pour que l’action soit bien faite de toutes façons et, par là, agréable au Seigneur.


Qu’est-ce que la Justice ?

La Justice est la vertu par laquelle nous rendons à chacun ce qui lui est dû.


Qu’est-ce que la Force ?

La Force est la vertu qui nous rend courageux au point de ne craindre aucun danger, pas même la mort, pour le service de Dieu.


Qu’est-ce que la Tempérance ?

La Tempérance est la vertu par laquelle nous réfrénons les désirs désordonnés des jouissances sensibles et nous usons avec modération des biens temporels.
 
 


Chapitre 2;Les dons du saint-Esprit.


Combien y a-t-il de dons du Saint-Esprit et quels sont-ils ?


Il y a sept dons du Saint-Esprit :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.


A quoi servent les dons du Saint-Esprit ?

Les dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne.


Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.


Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.


Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.


Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.


Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.


Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien.
 
 


Chapitre 3:Les Béatitudes évangéliques.


Combien y a-t-il de Béatitudes évangéliques et quelles sont-elles ?

Il y a huit Béatitudes évangéliques :

1 Bienheureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux leur appartient.

2 Bienheureux les doux, car ils posséderont la terre.

3 Bienheureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.

4 Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.

5 Bienheureux les miséricordieux, car ils trouveront miséricorde.

6 Bienheureux les coeurs purs, car ils verront Dieu.

7 Bienheureux les pacifiques, parce qu’ils seront appelés enfants de Dieu.

8 Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour l’amour de la justice, car le royaume des cieux leur appartient.


Pourquoi Jésus-Christ nous a-t-il proposé les Béatitudes ?

Jésus-Christ nous a proposé les Béatitudes pour nous faire détester les maximes du monde et pour nous inviter à aimer et pratiquer les maximes de son Evangile.


Quels sont ceux que le monde appelle bienheureux ?

Le monde appelle bienheureux ceux qui ont en abondance les richesses et les honneurs, ceux qui vivent dans les délices et qui n’ont aucune occasion de souffrir.


Qu’est-ce que les pauvres en esprit que Jésus-Christ appelle bienheureux ?

Les pauvres en esprit, selon l’Evangile, sont ceux qui ont le coeur détaché des richesses :

en faisant un bon usage, s’ils les possèdent

ne les recherchant pas avec sollicitude, s’ils en sont privés

en souffrant la perte avec résignation, si elles leur sont enlevées.


Qu’est-ce que les doux ?

Les doux sont ceux qui traitent le prochain avec douceur, souffrent avec patience ses défauts et les torts qu’ils en éprouvent, sans querelle, ressentiment ou vengeance.


Qui sont ceux qui pleurent et cependant sont appelés bienheureux ?

Ceux qui pleurent et cependant sont appelés bienheureux sont ceux ;

qui souffrent avec résignation les tribulations,

qui s’affligent à cause des péchés commis,

des maux, et des scandales qu’on voit dans le monde,

de l’éloignement du paradis et du danger de le perdre.


Qui sont ceux qui ont faim et soif de la justice ?

Ceux qui ont faim et soif de la justice sont ceux qui désirent ardemment de croître toujours davantage dans la grâce divine et l’exercice des oeuvres bonnes et vertueuses.


Qui sont les miséricordieux ?

Les miséricordieux sont ceux qui :

aiment leur prochain en Dieu et pour Dieu,

ont compassion de ses misères spirituelles et corporelles,

et tâchent de le soulager selon leurs forces et leur état.


Qui sont les coeurs purs ?

Les coeurs purs sont ceux qui :

n’ont aucune affection au péché et s’en tiennent éloignés,

et qui fuient surtout toute sorte d’impureté.


Qui sont les pacifiques ?

Les pacifiques sont ceux qui :

conservent la paix avec le prochain et avec eux-mêmes,

et qui tâchent de mettre la paix entre ceux qui sont divisés.


Qui sont ceux qui souffrent persécution pour l’amour de la justice ?

Ceux qui souffrent persécution par amour de la justice sont ceux qui supportent avec patience les moqueries, les blâmes et les persécutions à cause de la foi et de la loi de Jésus-Christ.


Que signifient les diverses récompenses promises par Jésus-Christ dans les Béatitudes ?

Les diverses récompenses promises par Jésus-Christ dans les Béatitudes signifient toutes, sous divers noms, la gloire éternelle.


Les Béatitudes nous procurent-elles seulement la gloire éternelle du paradis ?

Les Béatitudes ne nous procurent pas seulement la gloire éternelle du paradis, elles sont encore les moyens de rendre notre vie aussi heureuse qu’il est possible ici-bas.


Ceux qui suivent les Béatitudes n’en reçoivent-ils pas déjà quelque récompense en cette vie ?

Si, certainement, ceux qui suivent les Béatitudes en reçoivent déjà quelque récompense même en cette vie, parce qu’ils jouissent déjà d’une paix et d’un contentement intimes qui sont le principe, bien qu’encore imparfait, de la félicité éternelle.


Ceux qui suivent les maximes du monde peuvent-ils se dire heureux ?

Non, ceux qui suivent les maximes du monde ne sont pas heureux, parce qu’ils n’ont pas la vraie paix de l’âme et qu’ils courent le danger d’être damnés.
 
 



Repost 0
19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 00:02
Chapitre 4:Les oeuvres de miséricorde.


Quelles sont les bonnes oeuvres dont il nous sera demandé un compte particulier au jour du jugement ?

Les bonnes oeuvres dont il nous sera demandé un compte particulier au jour du jugement sont les oeuvres de miséricorde.


Qu’entend-on par oeuvre de miséricorde ?

L’oeuvre de miséricorde est celle par laquelle on secourt les besoins spirituels ou corporels du prochain.


Quelles sont les oeuvres de miséricorde corporelle ?

Les oeuvres de miséricorde corporelle sont :

l donner à manger à ceux qui ont faim,

2 donner à boire à ceux qui ont soif,

3 vêtir ceux qui sont nus,

4 abriter les étrangers,

5 visiter les infirmes,

6 visiter les prisonniers,

7 ensevelir les morts.


Quelles sont les oeuvres de miséricorde spirituelle ?

Les oeuvres de miséricorde spirituelle sont :

1 conseiller ceux qui en ont besoin,

2 instruire les ignorants,

3 exhorter les pécheurs

4 consoler les affligés

5 pardonner les offenses

6 supporter patiemment les personnes ennuyeuses

7 prier Dieu pour les vivants et pour les morts.
 
 


Chapitre 5:Les péchés et leurs espèces principales.


Combien y a-t-il de sortes de péchés ?

Il y a deux sortes de péchés : le péché originel et le péché actuel.


Qu’est-ce que le péché originel ?

Le péché originel est celui avec lequel nous naissons tous et que nous avons contracté par la désobéissance de notre premier père Adam.


Quels torts nous a causés le péché d’Adam ?

Les torts causés par le péché d’Adam sont :

la privation de la grâce,

la perte du paradis,

l’ignorance,

l’inclination au mal,

la mort

et toutes les autres misères.


Comment est effacé le péché originel ?

Le péché originel est effacé par le saint Baptême.


Qu’est-ce que le péché actuel ?

Le péché actuel est celui que l’homme, arrivé à l’usage de la raison, commet par sa libre volonté.


Combien y a-t-il de sortes de péché actuel ?

Il y a deux sortes de péché actuel : le péché mortel et le péché véniel.


Qu’est-ce que le péché mortel ?

Le péché mortel est une désobéissance à la loi divine par laquelle on manque gravement à ses devoirs envers Dieu, envers le prochain et envers soi-même.


Pourquoi l’appelle-t-on mortel ?

On l’appelle mortel parce qu’il donne la mort à l’âme en lui faisant perdre la grâce sanctifiante qui est la vie de l’âme, comme l’âme est la vie du corps.


Quels torts fait à l’âme le péché mortel ?

Le péché mortel :

1 prive l’âme de la grâce et de l’amitié de Dieu ;

2 lui fait perdre le paradis ;

3 la prive des mérites acquis et la rend incapable d’en acquérir de nouveaux ;

4 la rend esclave du démon ;

5 lui fait mériter l’enfer et aussi les châtiments de cette vie.


Outre la gravité de la matière que faut-il pour constituer un péché mortel ?

Outre la gravité de la matière, pour constituer un péché mortel, il faut la connaissance de commettre le péché.


Qu’est-ce que le péché véniel ?

Le péché véniel est une désobéissance légère à la loi divine par laquelle on ne manque que légèrement à quelque devoir envers Dieu, envers le prochain, et envers soi-même.


Pourquoi l’appelle-t-on véniel ?

Parce qu’il est léger comparé au péché mortel, qu’il ne nous fait pas perdre la grâce divine et parce que Dieu le pardonne facilement.


Il n’y a donc pas à faire grand cas du péché véniel ?

Ce serait une très grande erreur, soit parce que le péché véniel contient toujours une certaine offense de Dieu, soit parce qu’il cause des torts assez graves à l’âme.


Quels torts nous cause le péché véniel ?

Le péché véniel :

1 affaiblit et refroidit en nous la charité ;

2 nous dispose au péché mortel ;

3 nous rend dignes de grandes peines temporelles en ce monde ou en l’autre.
 
 


Chapitre 6:Les vices et les autres péchés trés graves.


Qu’est-ce que le vice ?

Le vice est une mauvaise disposition de l’âme qui la porte à fuir le bien et à faire le mal, et qui est causée par la fréquente répétition d’actes mauvais.


Quelle différence y a-t-il entre un péché et un vice ?

Entre un péché et un vice il y a cette différence que le péché est un acte qui passe, tandis que le vice est la mauvaise habitude qu’on a contractée de tomber en quelque péché.


Quels sont les vices qu’on appelle capitaux ?

Il y a sept vices qu’on appelle capitaux :

1 l’Orgueil ;

2 l’Avarice ;

3 la Luxure ;

4 la Colère ;

5 la Gourmandise ;

6 l’Envie ;

7 la Paresse.


Comment triomphe-t-on des vices capitaux ?

On triomphe des vices capitaux par l’exercice des vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.


Pourquoi ces vices sont-ils appelés capitaux ?

Ces vices sont appelés capitaux parce qu’ils sont la source et la cause de beaucoup d’autres vices et péchés.

Combien y a-t-il de péchés contre le Saint-Esprit ?

Il y a six péchés contre le Saint-Esprit :

1 désespérer de son salut ;

2 espérer par présomption se sauver sans mérite ;

3 combattre la vérité connue ;

4 envier les grâces d’autrui ;

5 s’obstiner dans ses péchés ;

6 mourir dans l’impénitence finale.


Pourquoi dit-on que ces péchés sont en particulier contre le Saint-Esprit ?

On dit que ces péchés sont en particulier contre le Saint-Esprit parce qu’ils sont commis par pure malice, ce qui est contraire à la bonté, attribuée au Saint-Esprit.


Quels sont les péchés dont on dit qu’ils crient vengeance devant la face de Dieu ?

Il y a quatre péchés dont on dit qu’ils crient vengeance devant la face de Dieu :

1 l’homicide volontaire ;

2 le péché impur contre l’ordre de la nature ;

3 l’oppression des pauvres ;

4 le refus du salaire aux ouvriers.


Pourquoi dit-on que ces péchés crient vengeance devant la face de Dieu ?

On dit que ces péchés crient vengeance devant la face de Dieu, parce que l’Esprit Saint le dit, et parce que leur iniquité est si grave et si manifeste qu’elle provoque Dieu à les punir des plus sévères châtiments.
 
 


Chapitre 7;Les Fins dernières et les autres moyens principaux pour éviter le péché.


Qu’entendez-vous par Fins dernières ?

Les saints Livres appellent Fins dernières les dernières choses qui arriveront à l’homme.


Combien y a-t-il de Fins dernières pour l’homme ?

Il y a pour l’homme quatre Fins dernières : la Mort, le Jugement, l’Enfer et le Paradis.


Pourquoi dites-vous que ce sont là les dernières choses qui arriveront à l’homme ?

Je dis que ce sont là les dernières choses qui arriveront à l’homme, parce que :

la Mort est la dernière chose qui lui arrivera en ce monde ;

le Jugement de Dieu, le dernier des jugements que nous devons subir ;

l’Enfer, le mal extrême pour les méchants ;

le Paradis, le souverain bien pour les bons.


Quand devons-nous penser aux Fins dernières ?

Il est bon de penser aux Fins dernières chaque jour et particulièrement en faisant sa prière le matin au réveil, le soir avant le repos, et toutes les fois que nous sommes tentés de faire le mal, parce que cette pensée est très efficace pour nous faire éviter le péché.
 
 


Chapitre 8:Les exercices pieux conseillés au chrétien pour chaque jour.


Que doit faire un bon chrétien le matin à son réveil ?

Un bon chrétien, le matin en s’éveillant, doit faire le signe de la Croix et offrir son coeur à Dieu, en disant ces paroles ou autres semblables : " Mon Dieu, je vous donne mon coeur et mon âme ".


A quoi devrait-on penser en se levant et en s’habillant ?

En se levant et en s’habillant on devrait penser que Dieu est présent, que ce jour peut être le dernier de notre vie, et l’on doit se lever et s’habiller avec toute la modestie possible.


Une fois habillé, que doit faire un bon chrétien ?

Une fois habillé, un bon chrétien doit :

se mettre en la présence de Dieu,

s’agenouiller s’il le peut, devant quelque image pieuse en disant avec dévotion :

" Je vous adore, ô mon Dieu, et je vous aime de tout mon coeur ;

je vous remercie de m’avoir créé, fait chrétien, et conservé pendant cette nuit ;

je vous offre toutes mes actions ;

et je vous prie de me préserver pendant ce jour du péché et de me délivrer de tout mal.

Ainsi soit-il ".

Il récite ensuite le Pater noster, l’Ave Maria, le Credo et les actes de Foi, d’Espérance et de Charité,

les accompagnant d’un vif élan du coeur.


Quelles pratiques de piété devrait accomplir chaque jour le chrétien ?

Le chrétien, s’il le peut, devrait chaque jour :

1 assister avec dévotion à la sainte Messe ;

2 faire une visite, si courte soit elle, au très Saint Sacrement ;

3 réciter le Chapelet.


Que faut-il faire avant de travailler ?

Avant de travailler, on doit offrir son travail à Dieu en disant de tout son coeur :

" Seigneur, je vous offre ce travail : donnez-moi votre bénédiction ".


Pour quelle fin doit-on travailler ?

On doit travailler pour la gloire de Dieu et pour faire sa volonté.


Que convient-il de faire avant son repas ?

Avant son repas, il convient de faire, debout, le signe de la Croix et de dire avec dévotion :

" Seigneur Dieu, donnez votre bénédiction à nous et à la nourriture que nous allons prendre pour nous soutenir dans votre service ".

A

près le repas que convient-il de faire ?

Après le repas, il convient de faire le signe de la Croix et de dire :

" Seigneur, je vous remercie de la nourriture que vous m*’avez donnée ; rendez-moi digne de participer au banquet céleste ".


Quand on se trouve en quelque tentation, que faudrait-il faire ?

Si on se trouvait en quelque tentation, il faudrait :

invoquer avec foi le saint Nom de Jésus et de Marie,

ou dire avec ferveur quelque oraison jaculatoire, comme par exemple :

" Faites-moi la grâce, Seigneur, de ne jamais vous offenser ",

ou bien faire le signe de la Croix,

en évitant cependant que, par ces signes extérieurs, les autres s’aperçoivent de nos tentations.


Quand on est certain ou qu’on craint d’avoir commis quelque péché, que doit-on faire ?

Quand on est certain ou qu’on craint d’avoir péché, on doit faire aussitôt un acte de contrition et tâcher de se confesser au plus tôt.


Quand hors de l’Eglise, on entend la sonnerie de l’élévation de l’hostie à la Messe solennelle ou de la bénédiction du très Saint Sacrement, que doit-on faire ?

On doit faire, au moins de coeur, un acte d’adoration, en disant par exemple :

" Loué et remercié soit à tout instant le très saint et divin sacrement ".


Que doit-on faire quand sonne l’Angélus, à l’aube, à midi et le soir ?

Au son de la cloche, un bon chrétien récite l’Angélus Domini avec trois fois Ave Maria.


Le soir, avant d’aller se coucher, que convient-il de faire ?

Avant d’aller se coucher, le soir, il convient :

de se mettre, comme le matin, en la présence de Dieu,

de réciter dévotement les mêmes prières,

de faire un court examen de conscience

et de demander pardon à Dieu des péchés commis dans la journée.


Que ferez-vous avant de vous endormir ?

Avant de m’endormir,

je ferai le signe de la Croix,

je penserai que je puis mourir cette nuit

et je donnerai mon coeur à Dieu en disant :

" Mon Seigneur et mon Dieu, je vous donne mon coeur ;

Très Sainte Trinité, faites-moi la grâce de bien vivre et de bien mourir ;

Jésus, Marie, Joseph, je vous recommande mon âme ".


En dehors des prières du matin et du soir, de quelle autre manière peut-on recourir à Dieu au cours de la journée ?

Au cours de la journée, on peut prier Dieu fréquemment par d’autres courtes prières qu’on appelle oraisons jaculatoires.


Dites quelques oraisons jaculatoires ?

Seigneur, secourez-moi !

Seigneur, que votre volonté soit faite !

Mon Jésus, je veux être tout à vous !

Mon Jésus, miséricorde !

Doux Coeur de mon Jésus, faites que je vous aime toujours de plus en plus !


Est-il utile de dire pendant la journée beaucoup d’oraisons jaculatoires ?

Il est très utile de dire pendant la journée beaucoup d’oraisons jaculatoires, et on peut en dire même simplement de coeur, sans proférer de paroles, en marchant, en travaillant, etc... .


En dehors des oraisons jaculatoires à quoi devrait encore s’exercer souvent le chrétien ?

En dehors des oraisons jaculatoires le chrétien devrait s’exercer à la mortification chrétienne.


Qu’est-ce que se mortifier ?

Se mortifier, c’est sacrifier pour l’amour de Dieu, ce qui plaît et accepter ce qui déplaît au sens ou à l’amour-propre.


Quand le Très Saint Sacrement est porté à un malade, que faut-il faire ?

Quand le Très Saint Sacrement est porté à un malade, il faut :

tâcher, si on le peut, de l’accompagner avec modestie et recueillement ;

et, si on ne le peut pas, faire un acte d’adoration en quelque lieu qu’on se trouve et dire :

" Consolez, Seigneur, ce malade et donnez-lui la grâce de se conformer à votre très sainte volonté et de faire son salut ".


En entendant sonner l’agonie d’un moribond, que ferez-vous ?

En entendant sonner l’agonie d’un moribond, je me rendrai si je le puis, à l’église afin de prier pour lui ; et si je ne le puis pas, je recommanderai son âme au Seigneur, en pensant qu’avant longtemps je me trouverai moi-même dans cet état.


Que ferez-vous quand vous entendrez sonner la mort de quelqu’un ?

Quand j’entendrai sonner la mort de quelqu’un, je tâcherai de dire un De profundis ou un Requiem pour l’âme de ce défunt, et je me renouvellerai dans la pensée de la mort. X saint pie X

Repost 0
18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 22:51




En Français:

Je vous salue, Marie pleine de grâce(s) ;
le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous pauvres pécheurs,
maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen.

En Latin:

Ave Maria, gratia(e) plena,
Dominus tecum,
benedicta tu in mulieribus,
et benedictus fructus ventris tui Iesus.
Sancta Maria mater Dei,
ora pro nobis peccatoribus,
nunc, et in hora mortis nostrae.
Amen.
Repost 0
Published by Tonino - dans Prières
commenter cet article
10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 18:11



Nécessité des Pasteurs dans l’Eglise. — Leur autorité, leurs fonctions. — Principaux articles de la doctrine chrétienne.


Notre intelligence et notre raison sont ainsi faites que lorsque nous voulons étudier les vérités qui regardent Dieu, nous pouvons, grâce à un travail approfondi et une sérieuse application, arriver à la connaissance d’un certain nombre de ces vérités ; mais lorsqu’il s’agit de l’ensemble des moyens capables de nous faire atteindre le salut éternel pour lequel Dieu nous a créés et formés à son image et à sa ressemblance, jamais aucun de nous n’a pu les découvrir ou les apercevoir par la seule lumière naturelle.

Sans doute, selon l’enseignement de l’Apôtre [1] on voit se manifester, dans les œuvres  visibles de la création, certains attributs de Dieu tels que son éternelle Puissance et sa Divinité. Mais ce mystère [2], qui est demeuré caché aux générations des siècles antérieurs, dépasse de beaucoup l’intelligence de l’homme ; et si Dieu n’eût pas soin de le manifester à ses Saints — à qui il Lui a plu de révéler avec le don de la foi les richesses et la gloire cachées dans son Verbe fait homme, notre Seigneur Jésus-Christ, — jamais notre esprit n’aurait pu parvenir à la connaissance d’une Sagesse si parfaite.


1-L’ÉGLISE A BESOIN DE PASTEURS.

Mais comme la Foi vient de l’ouïe, il est facile de voir combien, dans tous les temps, il a été nécessaire pour se sauver, d’avoir recours aux soins et au ministère d’un maître autorisé. Car il est écrit: [3] Comment entendront-ils sans prédicateurs ? et comment y aura-t-il des prédicateurs, si on ne les envoie ? Aussi bien depuis que le monde est monde, le Dieu de toute clémence et de toute bonté n’a-t-il jamais manqué à ceux qui sont les siens. Mais [4] Il a parlé à nos pères en plusieurs occasions, et en diverses manières, par les Prophètes, et selon les temps et les circonstances, Il leur a toujours montré un chemin sûr et droit pour les faire arriver au bonheur du ciel. De plus, comme Il avait promis d’envoyer [5] un Docteur de la justice pour éclairer les nations et porter le salut jusqu’aux extrémités de la terre, Il nous a parlé en dernier lieu [6] par la bouche de son Fils, dont Il nous a ordonné d’observer les préceptes, lorsqu’une voix [7] descendue du ciel, partie du trône même de la gloire, est venue nous enjoindre à tous de L’écouter. Puis ce même Fils nous a donné des Apôtres, des Prophètes, des Pasteurs et des Docteurs, [8] pour nous faire entendre la parole du salut, afin qu’on ne nous vit pas comme des enfants, emportés de tous côtés et flottant à tout vent de doctrine, mais qu’en nous tenant fermement attachés au fondement inébranlable de notre Foi, nous fussions [9] comme un véritable édifice de Dieu, dans le Saint-Esprit.


2-AUTORITÉ DES PASTEURS.

Et afin que personne ne fût tenté de recevoir la parole de Dieu annoncée par les ministres de l’Eglise comme la parole des hommes, et non comme la parole même de Jésus-Christ, notre Sauveur a voulu attacher une si grande autorité à leur enseignement qu’Il a dit un jour: [10] qui vous écoute, M’écoute, qui vous méprise, Me méprise. Et, sans aucun doute, Il ne voulait pas appliquer cette déclaration à ceux-là seuls à qui Il parlait alors, mais encore à tous ceux qui succéderaient légitimement aux Apôtres dans les fonctions de leur ministère. C’est à tous ceux-là qu’Il a promis son assistance [11] de tous les jours jusqu’à la consommation des siècles.


3-FONCTIONS ET DEVOIRS DES PASTEURS

Jamais la prédication de la parole de Dieu ne doit être interrompue dans l’Eglise. Mais c’est surtout à l’époque où nous vivons que la piété et le zèle doivent se renouveler en quelque sorte et s’augmenter encore, pour nourrir et fortifier les Fidèles avec le pain vivifiant d’une pure et saine doctrine. C’est qu’en effet nous avons vu se répandre dans le monde ces faux prophètes dont le Seigneur a dit: [12] Je ne les envoyais pas, et cependant ils allaient ; Je ne leur parlais pas, et cependant ils prophétisaient. Leur but est de dépraver le cœur des Chrétiens, par des enseignements insolites et étrangers. [13] Leur impiété, fortifiée de tous les artifices de Satan, s’est avancée si loin qu’il paraît presque impossible de l’arrêter et de la borner. Et si nous n’avions pleine confiance dans la promesse remarquable que notre Seigneur a faite de bâtir son Eglise sur un fondement si solide que [14] les portes de l’enfer ne pourront jamais prévaloir contre elle, dans ce temps où elle est attaquée de toutes parts par tant d’ennemis, et battue en brèche sur tant de points, nous aurions raison de craindre de la voir succomber. Car, sans parler de ces belles provinces qui gardaient jadis avec tant de respect et de fermeté la vraie Foi catholique que leurs ancêtres leur avaient transmise, et qui, après avoir déserté le chemin de la vérité, marchent maintenant dans l’erreur, avec la prétention de se rapprocher d’autant plus de la vraie piété, qu’elles s’éloignent davantage de la Foi de nos Pères, y a-t-il une contrée assez lointaine, un lieu assez fortifié, un coin du monde chrétien assez reculé où cette peste n’ait cherché à se répandre par des moyens cachés ?

En effet, ceux qui ont entrepris d’infester l’âme des Chrétiens fidèles ont parfaitement compris qu’ils ne pourraient jamais s’expliquer au grand jour avec eux, ni faire arriver aux oreilles de tous leurs paroles pleines de poison. Aussi ont-ils essayé d’un autre moyen pour semer plus facilement et plus su loin leurs erreurs impies. Outre ces gros livres à l’aide desquels ils ont essayé de détruire la foi catholique — livres faciles à réfuter toutefois, avec un peu de travail et d’habileté, à cause même des hérésies évidentes qu’ils renfermaient — ils ont fait paraître un très grand nombre de petits traités qui, sous les couleurs de la vraie piété, ont surpris et égaré trop facilement la bonne foi des âmes simples.

C’est pourquoi les Pères du Concile oecuménique de Trente, voulant absolument combattre un mal si grandet si funeste par un remède efficace, non seulement ont pris soin de bien définir contre les hérésies de notre temps les points principaux de la doctrine catholique, mais de plus ils se sont fait un devoir de laisser, pour l’instruction des chrétiens sur les vérités de la Foi, une sorte de plan et de méthode que pourraient suivre en toute sûreté dans leurs églises ceux qui auraient la charge de Docteur et de Pasteur légitime.

Un certain nombre d’auteurs, nous le savons, ont déjà traité ces matières avec autant de piété que de science, cependant ces Pères ont cru qu’il importait extrêmement, que par l’autorité du Saint Concile, on vit paraître un livre, où les Pasteurs et tous ceux qui sont chargés d’enseigner pourraient puiser des vérités d’une certitude absolue, et les transmettre ensuite aux Fidèles pour leur édification.

Ainsi comme il n’y a [15] qu’un seul Seigneur et une Foi, il n’y aurait qu’une seule et même manière, une seule et même règle, pour apprendre au peuple la Foi chrétienne et tous les devoirs qu’elle impose.

Les vérités qui entreraient dans ce plan sont très nombreuses. Il ne viendra à l’idée de personne que le Saint Concile ait eu la prétention d’expliquer dans le détail, et en un seul livre, tous les dogmes de notre Foi. Ceci appartient aux théologiens, qui font profession de transmettre par l’enseignement, la religion tout entière, avec son histoire et ses dogmes. Au surplus, c’était un travail énorme et qui n’aurait pas rempli le but du Concile. Cette sainte assemblée en effet (en décrétant ce catéchisme) a voulu simplement donner aux Pasteurs et aux autres Prêtres ayant charge d’âmes, la connaissance des choses qui appartiennent en propre au ministère d’une paroisse, et qui sont le plus à la portée des fidèles. Voilà pourquoi ils n’ont dû s’occuper ici que de ce qui pourrait seconder le zèle et la piété de certains Pasteurs qui peut-être ne seraient pas assez sûrs d’eux-mêmes dans les points les plus difficiles de la science divine.

Mais avant d’en venir à l’explication de chacun des articles qui doivent composer cet abrégé de notre Foi, l’ordre même de notre travail nous oblige à faire ici quelques déclarations que les Pasteurs auront soin de ne pas perdre de vue. Ces explications leur feront connaître exactement quel doit être le terme de leurs pensées, de leurs labeurs et de leurs études, et en même temps les moyens à employer pour arriver sûrement au succès désiré.

Or ce qui semble primer tout le reste, c’est qu’ils n’oublient jamais que toute la science du Chrétien, ou plutôt, comme le dit notre Seigneur, que [16] toute la Vie Eternelle elle-même consiste en ce seul point: Vous connaître, Vous, le seul Dieu véritable et Jésus-Christ que Vous avez envoyé. Aussi le vrai Docteur de l’Eglise s’appliquera-t-il avant toutes choses à faire naître dans l’âme des Fidèles le désir sincère [17] de connaître Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. Il fera en sorte de leur persuader et de graver dans leur cœur cette Foi inébranlable qu’[18] il n’existe point sous le ciel d’autre nom par lequel nous puissions nous sauver, puisque c’est Lui qui est l’hostie de propitiation pour nos péchés.

Et comme [19] on ne peut être sûr de Le connaître véritablement qu’autant qu’on observe ses commandements, la deuxième obligation, qui ne peut être séparée de celle que nous venons de marquer, sera de bien mettre en lumière que la vie des Fidèles ne doit point s’écouler dans le repos et l’oisiveté, mais que nous devons marcher sur les traces de notre Sauveur et chercher sans relâche et de toutes nos forces la justice, la piété, la foi, la charité et la douceur. Car si [20] Jésus-Christ s’est livré Lui-même pour nous, Il l’a fait pour nous arracher à toute sorte d’iniquité, pour faire de nous un peuple pur, agréable à ses yeux, ami fervent des bonnes œuvres. C’est ainsi que l’Apôtre ordonne aux Pasteurs de Le faire connaître et de Le proposer en exemple.

Mais notre Maître et Sauveur ne s’est pas contenté de parler, Il a voulu de plus prouver par sa conduite que [21] la Loi et les Prophètes se résumaient tous dans l’amour. D’autre part l’Apôtre a formellement enseigné que [22] l’amour est la fin des commandements, et la plénitude de la Loi. Personne ne peut donc mettre en doute que c’est un devoir, et un devoir primordial d’exhorter le peuple fidèle à l’amour de Dieu et de son infinie bonté pour nous. Ainsi, enflammé d’une véritable ardeur divine, ce peuple pourra s’élancer vers le Bien suprême, le Bien parfait dont l’amour et la possession produisent la vraie et solide félicité dans le cœur de tous ceux qui peuvent s’écrier avec le Prophète: [23] Qu’y a-t-il dans le ciel et qu’ai-je désiré sur la terre, si ce n’est Vous, Seigneur ? C’est là en effet cette voie excellente que nous montrait Saint Paul lorsqu’il résumait toute sa doctrine et toute sa prédication, dans [24] la charité, qui ne périt point. Aussi qu’il soit question de Foi, d’Espérance ou de toute autre vertu, il convient d’insister toujours avec tant de force sur l’amour pour notre Seigneur Jésus-Christ, que chacun soit en quelque sorte obligé de comprendre que toutes les œuvres de perfection et de vertu chrétienne ne peuvent avoir d’autre source et d’autre terme que ce saint Amour.


4 MANIÈRE D’INSTRUIRE LES FIDÈLES

Mais si dans toute espèce d’enseignement, il importe de prendre telle ou telle méthode, cette vérité trouve surtout son application lorsqu’il s’agit d’instruire le peuple chrétien. C’est qu’en effet il faut tenir compte de l’âge, de l’intelligence, des habitudes, de la condition. Celui qui enseigne [25] doit se faire tout à tous, pour gagner tout le monde à Jésus Christ ; il doit se montrer lui-même un [26] ministre et un dispensateur sûr, et à l’exemple du [27] serviteur bon et fidèle, il doit mériter d’être établi par notre Seigneur dans des fonctions plus considérables.

Surtout qu’il ne s’imagine pas qu’une seule sorte d’âmes lui est confiée, et que par conséquent il lui est loisible d’enseigner et de former également tous les Fidèles à la vraie piété, avec une seule et même méthode et toujours la même ! Qu’il sache bien que les uns sont en Jésus-Christ comme des enfants nouvellement nés, d’autres comme des adolescents, quelques-uns enfin, comme en possession de toutes leurs forces. Il devra donc s’appliquer à reconnaître et à distinguer ceux qui ont besoin du lait de la doctrine, et ceux qui demandent une nourriture plus forte. Ainsi, il pourra distribuer à tous et à chacun ces aliments spirituels qui augmentent la vie de l’âme, jusqu’à ce que [28] nous soyons tous parvenus à l’unité d’une même Foi, d’une même connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’hommes parfaits, et à la mesure de la plénitude de l’âge de Jésus Christ. Au surplus, c’est à tous les Chrétiens que l’Apôtre a voulu se donner lui-même en exemple sur ce point lorsqu’il dit qu’[29] il se doit aux Grecs et aux Barbares, aux savants et aux ignorants. Il voulait montrer à tous ceux qui sont appelés au ministère de la prédication, qu’ils doivent, en transmettant l’enseignement des mystères de la Foi et des règles des mœurs, proportionner leurs paroles à l’esprit et à l’intelligence de leurs auditeurs. Ainsi, après avoir nourri d’un aliment spirituel les esprits les plus élevés, ils ne laisseront point périr de besoin ceux qui, encore enfants [30] demanderaient un pain qui ne leur serait point rompu.

Personne ne doit donc laisser refroidir son zèle pour instruire, parce que, de temps en temps, il faudra expliquer ces vérités qui paraissent simples et élémentaires- et que l’on aborde avec d’autant moins de plaisir qu’on se plait davantage dans l’étude de vérités plus élevées. Mais si la Sagesse elle-même du Père éternel a bien voulu descendre ici-bas, dans l’abaissement de notre chair, pour nous enseigner les lois de la vie surnaturelle, quel est celui que la charité de Jésus-Christ ne portera pas à se faire petit parmi ses frères, et à imiter comme lui les soins de la mère pour ses enfants ? quel est celui qui ne désirera assez ardemment le salut de son prochain pour vouloir, comme Saint Paul le dit de lui-même, [31] leur donner non seulement l’Evangile de Dieu, mais encore sa propre vie ?

Or, toutes les vérités que l’on doit enseigner aux Fidèles sont contenues dans la parole de Dieu, soit celle qui est écrite, soit celle qui a été conservée par tradition, L’Ecriture et la tradition voilà donc ce que les Pasteurs devront méditer jour et nuit. Et ils n’auront garde d’oublier cet avertissement que Saint Paul adressait à Timothée, et qui s’applique à tous ceux qui ont charge d’âmes: [32] Appliquez-vous à la lecture, à l’exhortation et à l’instruction ; car [33] toute Ecriture inspirée de Dieu est utile pour instruire, pour reprendre, pour corriger, pour former à la justice, pour rendre l’homme de Dieu parfait, et propre à toutes les bonnes œuvres.


5-PRINCIPAUX ARTICLES DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE.

Tout ce que Dieu nous a révélé est considérable et varié. Et tout, dans cette révélation, ne se comprend point assez facilement, et même, quand on l’a compris, ne reste pas assez bien gravé dans la mémoire, pour qu’on puisse en donner toujours une explication satisfaisante. C’est donc avec une profonde sagesse que nos Pères ont ramené toute la doctrine et toute la science du salut à quatre points principaux qui sont le Symbole des Apôtres, les Sacrements, le Décalogue, et l’Oraison Dominicale.

En effet tout ce que nous devons croire et connaître de la doctrine, de la création et du gouvernement du monde, de la récompense des bons et de la punition des méchants, toute, cela est contenu dans le Symbole.

Quant aux signes et aux moyens que Dieu nous donne pour obtenir sa grâce, nous les trouvons dans les sept Sacrements.

Les préceptes divins qui ont tous pour fin la Charité sont inscrits dans le Décalogue.

Enfin tout ce que nous pouvons désirer, espérer ou demander pour notre bien est renfermé dans l’Oraison Dominicale. Ainsi lorsque nous aurons expliqué ces quatre articles, qui sont comme les lieus communs de la sainte Ecriture, il ne manquera presque plus rien au Chrétien pour connaître ce qu’il est obligé de savoir.

En conséquence, nous croyons devoir avertir les Pasteurs que chaque fois qu’ils auront à mettre en lumière un passage de l’Evangile ou de toute autre partie de l’Ecriture sainte, ils pourront toujours le ramener à l’un de ces quatre points, et y prendre comme à sa source l’explication désirée.

Par exemple, s’il s’agit d’interpréter l’Evangile du premier Dimanche de l’Avent: [34] Il y aura des signes dans le soleil et dans la lune, etc., ils trouveront ce qui se rapporte à cette vérité dans l’article du Symbole: Il viendra juger les vivants et les morts. Par ce moyen ils feront connaître en même temps aux Fidèles, et le Symbole, et l’Evangile. Ainsi, dans tout son enseignement et ses commentaires, le Pasteur pourra prendre et conserver l’habitude de tout ramener à ces quatre points principaux, qui selon nous renferment toute la moelle des Saintes Ecritures et même tout le Christianisme.

Quant à l’ordre de l’enseignement, il y aura lieu de choisir celui qui paraîtra le mieux approprié aux temps et aux personnes.

Pour nous, à l’exemple des saints Pères qui, voulant initier les hommes à la connaissance de Jésus-Christ et de sa doctrine, commencèrent toujours par la Foi, nous avons jugé à propos d’expliquer tout d’abord ce qui regarde cette vertu.


[1] Rom., I. 20.[2] Coloss., 1. 26.[3] Rom. 10, 14, 15.[4] Hebr., I. I.[5] Isa., 49, 6.[6] Hebr., I. 1, 2.[7] 2 Pet., 1, 17.[8] Eph., 4, 14.[9] Eph., 2, 22.[10] Luc., 10, 16.[11] Matth., 28, 20.

[12] Jér., 23, 21.[13] Hebr.,[14] 13, 9.Matth., 16, 18.[15] Eph., 4, 5.[16] Joan., 17, 3.[17] 1 Cor., 2, 12.[18] Act., 4, 12.[19] 1 Joan., 2, 3.[20] Tit., 2, 14, 15.[21] Matth., 22. 40.[22] Rom. 13, 8.[23] Psalm. 72. 25.[24] 1 Cor. 13, 8.[25] 1 Cor., 9. 22.[26] 1 Cor., 4.[27] Matth., 25. 23.[28] Eph., 4. 13.[29] Rom., I. 14.[30] Thren., 4. 4.[31] 1 Thess., 2. 8.[32] 1 Tim., 4, 13.[33] 2 Tim., 5, 16, 17.[34] Luc., 21, 25.


Vous trouverez l'integralité du Catechisme du Concil De Trente ici:


 http://catechisme.free.fr/trente/


 

Site Meter
Repost 0